Dries Mertens tourne à plein régime et pourrait être une nouvelle fois testé en pointe.

Naples tourne à 21 points sur 21 en Serie A et Dries Mertens à 9 buts et 5 assists toutes compétitions confondues. Dans les chiffres, personne parmi les Diables ne peut prétendre dominer le Louvaniste. Il marche littéralement sur l’eau depuis le début de l’année.

Beaucoup pensaient qu’il ne pourrait pas tenir le rythme qu’il s’était imposé en fin de saison dernière. Lui, n’en a jamais douté. "Je me disais qu’en continuant dans le projet de Naples en jouant à la même position, je pouvais faire quelque chose de bien. Je crois vraiment en ce projet et nous sommes bien partis. Je suis content de pouvoir continuer sur ce rythme."

L’explication, selon lui, est le style de jeu maison. "Sarri n’est pas un vrai coach italien", sourit l’attaquant. "On joue toujours au sol. Notre football est très offensif et dominant. Le pressing haut fait partie des principes du coach."

La nouvelle blessure (à l’autre genou) d’Arkadiusz Milik a laissé le feu follet belge sur le devant de la scène. "Notre effectif est assez réduit", concède-t-il sachant toutefois que cette absence de concurrence est une aubaine.

Sarri a d’ailleurs demandé qu’il prenne un peu de repos en club comme en sélection. Le joueur est un cannibale et veut toujours être sur le terrain. "J’ai passé assez de temps sur le banc avec les Diables et durant ma carrière", plaisante-t-il. "C’est peut-être bénéfique maintenant. J’ai un certain âge sur mon passeport (30 ans) mais pas dans les jambes. Je suis frais."

Dries Mertens pourrait être une des clés de la réussite des Diables dans les matchs à venir. L’absence potentielle de Romelu Lukaku pourrait pousser Roberto Martinez à tenter un système avec le Napolitain en pointe. "Nous avions essayé aux Pays-Bas et c’était loin d’être brillant. Dans ce rôle, je suis davantage dépendant de l’équipe que sur l’aile ou en soutien d’un numéro 9. Je ne pensais pas atteindre un tel niveau de jeu. J’ai toutefois évolué en évoluant à ce poste. Je suis plus fort et j’ai encore de la marge."

À Amsterdam, les automatismes étaient totalement absents dans un système que découvraient la plupart des Diables Rouges. "Je n’ai pas le jeu de Romelu (Lukaku) et tout le monde le sait."

Sans vraiment l’affirmer, il insinue que les Diables ne sont pas assez familiers avec le système pour jouer comme Naples le fait. "La méthode est différente. En Italie, nous évoluons avec deux joueurs qui prennent énormément la profondeur et qui se retrouvent plus haut que moi. Cela me permet de décrocher et d’avoir plus de liberté. Je finis parfois par jouer dans l’entrejeu s’il y a eu des changements durant le match."

Il a également conscience de la concurrence en pointe. Malgré l’absence de Benteke et les hésitations au sujet de Lukaku, Origi et surtout Batshuayi sont des clients. "On a beaucoup de talent à ce poste. J’ai même eu l’impression que le week-end dernier, il n’y a eu que des buts belges…"