Le président de Sciensano, Steven Van Gucht est en contact étroit avec les acteurs du football belge pour évaluer la situation.

Alors que tout le monde pensait que la saison 2019-2020 du championnat de Belgique était définitivement terminée, cela pourrait finalement ne pas être le cas. Le 2 avril dernier, le conseil d'administration de la Pro League avait recommandé la suspension définitive de la Jupiler Pro League, le classement au moment de l'arrêt de la compétition déterminant la distribution des différents tickets européens. Cette recommandation devait être validée par l'assemblée générale de la Pro League avant de devenir officielle. Une simple formalité pensait-on mais ce samedi soir, on apprenait que l'AG, qui se réunit ce lundi allait reporté le vote une troisième fois. 

Au contraire de la Belgique, nos voisins européens (à l'exception des Pays-Bas) ont tous la volonté de reprendre la compétition. En Allemagne, la date du 9 mai est avancée, en Angleterre on planche sur une reprise le 6 juin et en France, en Italie et en Espagne, les différentes fédérations souhaiteraient reprendre les championnats dans le courant du mois de juin.

Des choix qui semblent faire réfléchir certains en Belgique. L'Antwerp, Anderlecht et Genk, les clubs qui auraient le plus à gagner avec une reprise de la compétition souhaiteraient que le maximum soit fait pour que la compétition puisse reprendre.

Et selon le virologue Steven Van Gucht, président de Sciensano, une reprise de la saison en Belgique est encore possible à huis clos : "En soi, cela ne me semble pas impossible", a-t-il expliqué lors du journal de VTM ce dimanche, "mais c'est surtout la crainte d'effets secondaires qui est importante. Des supporters qui se rassembleraient secrètement pour suivre les rencontres de leur équipe favorite pourraient ainsi favoriser la propagation du virus."

Steven Van Gucht est lui-même en contact permanent avec les instances décisionnelles du football belge pour évaluer la situation : "Aucune décision n'est encore tombée, mais je pense qu'il est important de ne pas seulement regarder au niveau du monde du football. Il y a beaucoup d'autres sports, donc nous devons évaluer cela de manière plus large".