Effacer le souvenir de Tubize
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Effacer le souvenir de Tubize

Yves Taildeman

Publié le - Mis à jour le

Anderlecht est sous haute tension, mais son entraîneur, Ariël Jacobs, a pris son temps pour répondre à nos questions. Pendant une heure et demie, il s’est livré à moins d’une semaine de cette ultime journée cruciale.

Le mentor des Mauves ne le cache pas, les points perdus à Tubize l’ont assommé. "C’est comme si j’avais reçu un coup de marteau sur la tête, explique-t-il. J’en ai souffert pendant plusieurs jours. J’étais abattu, vide, indolent. Je n’ai parlé aux joueurs que mercredi, et j’ai évité le sujet Tubize. J’ai modifié les exercices que j’avais prévus à l’entraînement, pour qu’il y ait plus de joie."

A la maison, Jacobs tente de ne pas trop montrer sa mauvaise humeur. "Je ne parle pas trop. Ma famille ne doit pas payer pour mes soucis sportifs. La nuit, je dors bien quand on a perdu. Quand on gagne, je dors mal. Dimanche matin, j’étais déjà debout à 6 heures. Je me fais toujours des reproches, même quand on gagne. J’ose dire qu’à Tubize, je me suis senti coupable. Et je l’ai dit aux joueurs."

Physiquement, Jacobs tient le coup. "Aussi bien intérieurement qu’extérieurement, je n’aperçois pas de symptômes qui décèlent que je souffre. Mais je crois que de façon latente, ma santé doit en subir des dégâts."

Jacobs ne sera pas entraîneur jusqu’à la fin de ses jours, mais il sera à la tête du Sporting la saison prochaine. "En tout cas, j’ai encore un contrat. Mais que signifie un contrat à l’heure actuelle ?"

Samedi prochain, Anderlecht dépendra en partie de La Gantoise. "Mais cela ne me préoccupe pas trop, sinon je deviendrais fou, prétend Jacobs. Essayons d’abord de faire notre boulot comme il le faut. Sur papier c’est plus facile d’aller à Genk qu’à Gand, mais qu’est-ce que cela signifie ? Pierre Denier, peut-il se permettre de ne pas jouer avec sa meilleure équipe, afin de préparer la finale de la Coupe ? J’ai mes doutes."

Les Anderlechtois espèrent que la rivalité entre Genk et le Standard va aider Anderlecht. La rivalité date du transfert de Defour. J’étais à Genk à ce moment-là. Je peux comprendre Jos Vaessen, qui a perdu un grand talent pour quasiment rien. Mais des joueurs qui étaient sur le terrain à l’époque, il n’y a que Matoukou et peut-être Vossen qui sont encore là."

Le banc anderlechtois sera informé du résultat à Gand. "Je ne vais pas mettre des écouteurs dans les oreilles, comme un entraîneur aux Pays-Bas le week-end passé, mais une personne va nous tenir au courant. Je veux que notre source soit fiable, et pas comme samedi passé. A 21h15, le public s’est mis à fêter. Après le dernier coup de sifflet de l’arbitre, ma première question était : Est-ce que c’est resté 1-1 au Standard ?"

Compter sur le professionalisme à Genk

Laszlo Bölöni a débuté sa conférence de presse par ce qui avait tout l’air d’une boutade concernant Igor De Camarago "Il a très bien joué arrière droit lors du dernier entraînement avant Bruges mais je dois voir s’il supporte une charge de travail plus intense avant de dire s’il peut jouer le dernier match", a dit l’entraîneur du Standard. Mais si Igor avait eu une chance de jouer à ce poste, Laszlo Bölöni n’aurait sans doute pas parlé hier de sa "botte secrète". Réginal Goreux a davantage de chance de remplacer Marcos. "Oui, il a déjà joué à ce poste plus tôt cette saison. C’est une solution offensive."

Laszlo Bölöni ne tient pas trop à dévoiler ses cartes. D’autant qu’en face Michel Preud’homme connaît déjà bien le jeu du Standard. On peut s’attendre à un match très tactique. "Peut-être pour Gand. Je ne pense pas qu’on doit faire quelque chose de spécial pour surprendre. Je ne pense pas qu’on peut inventer quelque chose dans notre jeu ou dans notre mode de vie qui nous garantisse la réussite."

Il faudra gérer la tension : "En début de saison, on m’avait demandé si Liverpool était le match le plus important. J’avais répondu que j’espérais que non. Puis il y a eu Everton, la Sampdoria Ce match-ci ressemble à ceux-là. Cela va se jouer en un match et il faudra répondre présent."

Puis espérer que Genk joue le jeu : "Ce sont des pros, qui respectent le métier Cela, c’est la réponse classique, que je suis obligé de donner. Est-ce que j’y crois ? C’est une autre question." D.D.M.

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