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Football

Emile Mpenza absent du Mondial

MICHEL DUBOIS

Publié le - Mis à jour le

Emile Mpenza a accepté le site internet de Schalke 04, son club, comme premier confident de ses malheurs récurrents: Je n'aide pas l'équipe en m'obstinant. Actuellement, en dépit de tous les efforts du corps médical, je ne peux me livrer qu'à quatre-vingts pour cent de mes possibilités. En m'acharnant, je ne sers les intérêts de personne. Pire: je prends la place d'un partenaire physiquement plus apte que moi à répondre aux attentes du coach. Et puis, la pression qui pèse sur mes épaules est devenue trop forte. Je ne la supporte plus. Le plus important, aujourd'hui, est que je me rétablisse totalement. Dussé-je y consacrer tout mon été...

Emile Mpenza a espéré jusqu'au bout - au point de demander mais de ne pas obtenir un traitement à base de cortisone - mais il ne s'est pas obstiné au-delà de toute raison. Il a pressenti dès samedi matin, jour de la finale, que les dieux du stade continuaient de lui faire grise mine. Il n'avait pu mener à bien le test à l'effort auquel les techniciens de son club l'avaient soumis.

La fatalité n'avait pas, cette fois, accordé le temps à sa myosite - une inflammation des tissus musculaires -, encourue le 27 avril dernier, de guérir. En dépit de la conjugaison des efforts déployés par le Docteur De Clercq et par son homme de terrain, le kiné de Lebbeke Lieven Maesschalk, duo vers lequel l'ex-Mouscronnois s'était - re - tourné, en urgence et en désespoir de cause.

Le laps de temps s'est, hélas, révélé bien trop court cette fois-ci... Dans la même très brève confession sur le site de son club, Emile Mpenza avait poursuivi: Il existe nonante-cinq pour cent de risques que je me soumette très bientôt à une nouvelle opération à ce tendon qui m'empêche de jouer sans retenue. Sans doute dans les quinze jours...

IL FAUT RESTER OPTIMISTE

L'espoir offensif des Diables, dont Huub Stevens expliquait encore l'importance qu'il recèle dans le dispositif tactique de son équipe, a donc suivi de la tribune, habillé du costume du club, la finale victorieuse. Ses yeux étaient éteints mais son visage n'avait pas trahi le désarroi qui l'habitait. Il n'avait revêtu le maillot de Schalke, par-dessus son veston, que pour recevoir la médaille qui consacrait la victoire de ses équipiers.

Emile Mpenza n'a guère eu envie de faire la fête, ce week-end. Ce lundi, il viendra à Bruxelles pour se prêter aux examens du staff médical belge et entendre le verdict qu'il doit appréhender.

Mbo, son frère, refusait, hier, de jeter le gant: Tant que la Faculté n'a pas tranché, je m'efforce de rester optimiste. Je veux lui accorder encore une chance sur deux de nous accompagner au Japon. L'essentiel est qu'il soigne et qu'il soit sûr d'être exempt d'une rechute.

Ce serait évidemment le meilleur des cas. Mais n'est-il pas trop tard? Emile Mpenza a enchaîné plusieurs gros problèmes musculaires ces derniers mois - il n'a disputé que seize matches de Bundesliga et inscrit quatre buts - qui ont, chacun, engendré une revalidation lourde sur le plan physique et très épuisante sur le plan mental. Ce dernier avatar est peut-être le coup de grâce...

© La Libre Belgique 2002

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