E n l'absence de Simons, le capitaine d'équipe sera Emile Mpenza. Il est d'ailleurs le Diable le plus capé. Vous dites qu'il aimerait se défiler ? Je vous assure, moi, qu'il souhaite assumer cet honneur», se justifie Aimé Anthuenis. Le coach fédéral ajoute: «Il ne sera pas seul à mener le combat. J'attends des dix autres joueurs qu'ils se comportent eux aussi comme des meneurs.»

Le premier... tressaillement réprimé, Emile Mpenza a décidé de faire front: «Qui aurait pensé que j'allais un jour devenir le capitaine de l'équipe nationale? Moi... certainement pas! Mais, après réflexion, je suis déterminé à assumer pleinement les responsabilités qui vont m'incomber. Le moment est sans doute venu pour moi de gravir un échelon supplémentaire dans ma carrière. Je reste sur de bonnes prestations avec les Diables, je me plais énormément au sein de ce groupe. L'honneur qui m'échoit me valorise encore. Attention: je ne me sens pas plus important qu'un autre mais je sais que je représente une valeur sûre dans l'effectif des Diables. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas du tout l'intention de me soustraire à ce privilège.»

La presse a appris la désignation d'Emile Mpenza avant l'intéressé et les autres joueurs de l'équipe nationale. Daniel Van Buyten, qui assume cette fonction à Hambourg et qui, chez les Diables Rouges, partage la chambre du buteur belge, s'est amusé de sa réaction: «Je suis content pour lui. Plus, peut-être, dans un premier temps qu'il pouvait l'être, lui. Emile a même éprouvé un bref instant de panique. Il m'a avoué son désarroi: «Je ne sais même pas vraiment ce qu'implique le port du brassard, m'a-t-il avoué, visiblement inquiet. J'avoue que je ne l'ai pas rassuré: je lui ai certifié qu'avant le match il allait devoir rassembler ses équipiers autour de lui et leur tenir un discours. Je l'ai vu blêmir et se récrier...»

Les autres Diables ne se sont pas étonnés de cette désignation: «Le capitaine doit diriger sur le terrain, explique par exemple Thomas Buffel. Il y a différentes manières d'accomplir cette tâche. Il n'est pas nécessaire de se comporter en orateur ou en aboyeur: on peut le faire en laissant parler sa classe. De la classe, Mpenza en a à revendre. Je pense que ce nouveau statut va transcender Emile...»

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