Avec 8 matchs joués cette saison, 173 minutes de jeu (moyenne de 22 minutes par apparition), deux goals marqués au cours de seuls matchs amicaux, même pour un attaquant de 33 ans ne peut aujourd’hui se montrer satisfait. Surtout dans un championnat aussi "réputé" que celui de l’Azerbaïdjan, ces statistiques ne peuvent pas satisfaire.

C’est le cas d’Emile Mpenza. Ce dernier devrait dès lors quitter, lors de ce mercato hivernal, l’Azerbaïdjan et le Neftchi Baku, qu’il a rejoint à l’été 2010 en signant un contrat de trois ans, et avec qui il a été sacré champion.

"J’ai joué à différentes positions à la demande du coach de l’époque, Arif Asadov, et j’ai inscrit six buts", raconte Emile Mpenza sur le site internet du Neftchi, alors qu’il se trouve en Belgique.

"J’ai également délivré quelques passes décisives. Je n’avais jamais, dans ma carrière, évolué à une autre position que celle de second attaquant, mais je l’ai fait ici, car je pensais que cela serait bénéfique pour l’équipe "

L’arrivée aux commandes de Beyukagha Hajiyev n’a pas souri à l’ancien Diable Rouge. "Malheureusement, cette saison, je ne fais pas partie de l’équipe de base. Je me considère en bonne forme, même si je ne joue pas beaucoup. Je n’ai de problèmes avec personne dans l’équipe et respecte le choix du coach, Beyukagha Hajiyev. Cette situation ne me rend pas heureux. Un attaquant devrait se trouver sur le terrain. Je suis prêt à 100 %. Mais c’est le coach qui aligne le onze de base qu’il souhaite."

Même si ses équipiers sont leaders et que Nasimov cartonne au classement des buteurs (11), Emile Mpenza veut jouer plus que des bouts de matches. Et il y a fort à parier qu’il ne le fera pas à Baku.

"Il est vrai que je n’ai pas beaucoup aidé l’équipe cette saison. Cela ne me satisfait pas. Et le club non plus. Mes managers ont déjà commencé à me chercher un autre port d’attache. Et, apparemment, je quitterai le Neftchi lors de ce mercato hivernal. Mais mon souhait n’est pas de quitter le club, dont j’apprécie l’attitude avec les joueurs "

Emile Mpenza va donc connaître le 10e club d’une carrière qui n’aura pas toujours été un long fleuve tranquille. Sûrement en Pro League. "J’ai débuté en Belgique et j’aimerais y boucler la boucle", soufflait Mpenza, qui aimerait se rapprocher de son fils.