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Football

En Bosnie pour rétablir la parité

Yves Taildeman

Publié le - Mis à jour le

Ils n’ont pas l’habitude de tels camouflets, les Defour et autres jeunes talents belges. A 24 heures du match de la dernière chance, leur message est clair : "On est ici pour gagner. On n’a pas le choix. Pourquoi ne pourrions-nous pas faire ce que les Bosniaques ont fait chez nous ?" Prise de température auprès du capitaine du Standard.

Parce qu'il n'y aura pas 10 000 Belges dans les tribunes pour vous encourager ?

C’est différent. Ici, on sait ce qui nous attend : un enfer. Mais à Genk, on a été pris au dépourvu par l’ambiance. En montant sur le terrain pour nous échauffer, on s’est fait siffler. C’est triste à dire, mais on a joué un match en déplacement en Belgique.

Vous êtes un des joueurs qui a pris la parole lors de l'entrevue avec Vandereycken.

J’ai parlé de la façon de jouer, tout comme certains autres joueurs (NdlR : Fellaini, Simons et Vertonghen). Les gens qui avaient quelque chose à dire pouvaient se lâcher. C’était une bonne initiative de Vandereycken. Je crois qu’il a bien perçu notre intervention.

Pourquoi n'avez-vous pas réagi pendant le match ?

On aurait tous dû réagir. Mais je joue dans une autre position qu’au Standard. Je dépends plus des autres. Les ballons me volaient par-dessus de la tête. Comment voulez-vous que je joue au football ? Les longs ballons n’étaient qu’une solution, mais on n’a fait que ça. Les pertes de balle étaient innombrables.

Pourquoi pourriez-vous faire aujourd'hui ce que vous ne saviez pas samedi ?

Parce que le football est quelque chose de bizarre. On recommence avec un 0-0 sur le marquoir, ça change tout. La déception est digérée, on est prêt pour le combat. On défend les couleurs de notre pays : on ne va quand même pas se faire ridiculiser une seconde fois ?

Vandereycken est sur la sellette.

C’est vrai. Mais on ne va quand même pas douter de lui sur base d’un seul match ? Tout le monde a commis des erreurs, samedi; nous aussi. Un bon résultat en Bosnie peut tout résoudre. Les joueurs se connaissent bien, on a des qualités. On ne les a quand même pas perdues en un match ? Soyez rassurés : on croit encore au Mondial 2010 !

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