GENTBRUGGE Repris en main par Gil Vandenbrouck, dans un contexte difficilement descriptible, les Hurlus allaient-ils s'effondrer? Allaient-ils, au contraire, se révolter? Aucun des deux, en réalité. Ils ont simplement réagi en joueurs professionnels conscients de leurs droits mais aussi de leurs devoirs. Et c'est déjà pas mal ainsi puisque ce comportement leur a permis d'arracher un point bien tombé. S'il s'avéra finalement fort court, le transit de Paul Put fut visiblement des plus utiles aux Mouscronnois. Il leur permit, outre une belle moisson de points, de prendre conscience (et confiance!) de leurs qualités. Samedi soir, ils n'oublièrent jamais les consignes défensives de leur ancien et de leur nouveau mentor, ce qui leur permit de boucler, Coupe de Belgique comprise, leur quatrième rencontre depuis janvier avec le zéro derrière. En début de rencontre, lorsqu'ils prirent la peine de poser leur jeu, les Hurlus se montrèrent même gênants, voire dangereux, pour les joueurs locaux. À chaque fois, c'est Dimbala qui traînait par là. Ils parvinrent à conserver leur maîtrise jusqu'au quart de la partie même si le ballon transita deux fois, durant ce laps de temps, dans le rectangle de Luzi. Jusqu'à la pause, les Buffalos s'installèrent alors dans la partie sans être conquérants pour autant.

Lorsque Boussoufa alterna de flanc avec Grégoire, pour se poster à gauche, les impulsions locales s'avérèrent plus percutantes. Charlet, le Hurlu alors dans ses parages, trouvait rarement la parade. «Après la pause, il y eut toujours un élément mouscronnois pour contrer nos offensives», constata Georges Leekens après la rencontre. Cela suffisait à résumer une seconde période à sens unique... même si elle débuta par une contre-attaque des visiteurs que Zewlakow, moins bien en jambes que lors des deux dernières sorties, ne parvint pas à ponctuer favorablement. Les quarante minutes restantes se déroulèrent dans les parages de Luzi. Boussoufa, d'un lob astucieux, surmonta de peu la cible. Datti, à la retourne, trouva le cadre du but de Luzi. Grégoire, Boussoufa, Vrancken et De Beule échouèrent ensuite devant la robustesse de Hatchi, l'expérience de Besengez et de Dugardein et les réflexes de Luzi. Flatteur, le point hurlu n'est pas pour autant volé dans la mesure où leur solidarité mérite les éloges. Gand, lui, aurait mérité davantage.

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