Les performances de Cristiano Ronaldo et du Portugal ont largement participé à la réussite sportive du premier tour de l'Euro, marqué également par l'élimination prématurée de la France, victime du groupe de la mort.

Les tops de la phase de poule

Cristiano Ronaldo et le Portugal. Il jongle avec le Ballon d'Or qui lui est promis. Cristiano Ronaldo, la star de Manchester United et du Portugal, grand favori pour le titre de meilleur joueur du monde, n'a pas fui ses responsabilités. Très attendu, comme son équipe, il a joué à un très haut niveau. Il a su épurer son jeu et s'est mis au service du collectif, notamment face à la République tchèque contre laquelle il fut buteur et passeur (3-1). Dans son sillage, le Portugal s'est affirmé comme un des prétendants majeurs.

Le collectif croate. Encore en rodage contre l'Autriche (1-0), le jeu croate s'est déployé contre l'Allemagne (2-1) et a donné le tournis à la Mannschaft. Plus spectaculaire encore, l'équipe de Slaven Bilic a continué à merveilleusement faire tourner le ballon contre la Pologne (1-0) alors qu'elle alignait neuf remplaçants ! Avec Luka Modric, l'artiste, en animateur, la Croatie peut aller loin...

David Villa. Meilleur buteur du premier tour (4 buts), David Villa synthétise le football rapide et le délicieux jeu de passes de l'Espagne, devenue un des favoris du tournoi.

Les neuf buts des Pays-Bas. La meilleure attaque de l'Euro a corrigé les finalistes de la dernière Coupe du monde, l'Italie (3-0) puis la France (4-1), et assommé la Roumanie (2-0) avec une équipe très remaniée. Inspirés par l'entraîneur Marco van Basten, ancien grand attaquant, les "Oranje" font figure d'épouvantail.

L'ambiance. L'atmosphère dans les stades et les villes d'accueil est festive et détendue. Malgré quelques interpellations, notamment de supporteurs allemands à Klagenfurt, en Autriche, aucun problème majeur de hooliganisme n'a perturbé le début de l'Euro.

Un jeu offensif. On ne s'est pas ennuyé pendant le premier tour, hormis lors de France-Roumanie, le seul match sans but (0-0). Si la moyenne de buts, autour de 2,4 par match, est légèrement en deçà des précédentes éditions (2,48 en 2004; 2,74 en 2000), toutes les équipes, sauf la Grèce, fidèle à sa tactique défensive, ont cherché à attaquer et l'Euro a déjà offert des matches offensifs et spectaculaires comme Pays-Bas - Italie (3-0), Espagne-Russie (4-1) ou Turquie-République tchèque (3-2).

Les flops de ce premier tour

La France. Finaliste malheureuse du Mondial 2006, la France figurait parmi les favoris. L'équipe de Raymond Domenech s'est effondrée, trahie par ses cadres (Thuram, Gallas, Malouda, Henry...), privée de son capitaine, Patrick Vieira, qui, blessé, n'a pas joué une seule seconde, et encaissant contre les Pays-Bas (1-4) sa plus lourde défaite depuis 26 ans. La France est partie sans le moindre succès, avec six buts encaissés et un seul marqué.

Petr Cech. Le grand gardien de Chelsea, Petr Cech, a vécu à l'Euro un résumé de sa saison. Battu avec Chelsea en finales de la Coupe de la Ligue anglaise et de la Ligue des champions, aux tirs au but et devancé au finish dans le Championnat d'Angleterre, Cech a sans doute coûté à son équipe la place en quarts de finale en commettant une énorme faute de main permettant à la Turquie d'égaliser (2-2), avant de gagner (3-2).

Suisse et Autriche. Comme prévu, les équipes des deux pays coorganisateurs n'ont pas brillé. La Suisse a été éliminée après deux matches, alors que l'Autriche est sortie avec un seul point. Les deux pays rejoignent la Belgique de l'Euro 2000 (partagé avec les Pays-Bas, demi-finalistes cette année-là) au rang des organisateurs éliminés au premier tour.

La Grèce. Si personne n'estimait que la Grèce pût conserver son titre conquis à la surprise générale en 2004, la sélection hellène n'a pas fait honneur à son sceptre en le lâchant dès le deuxième match, après deux défaites sans marquer (2-0 contre la Suède, 1-0 contre la Russie). (AFP)