Enzo Scifo et Raymond Langendries, président de l'AFC Tubize (D 2), ont officialisé, jeudi, l'arrivée de l'ancien Diable Rouge dans l'organigramme du club brabançon en tant que manager sportif.

Scifo, qui revient ainsi aux affaires près de deux ans après avoir rendu son tablier d'entraîneur de Charleroi, a signé un contrat de durée indéterminée au sein du club appelé à entamer dimanche le tour final de division 2 qui attribuera le second ticket pour l'accession parmi l'élite. «La politique du club a toujours été de travailler sur le long terme», a précisé le président pour expliquer la durée indéterminée.

Il rappelle d'ailleurs n'avoir usé que deux entraîneurs en 15 ans: Théo Buelinckx, qui a porté le club en D 3, puis Philippe St-Jean, qui en trois ans a fait monter Tubize en D 2 (l'an dernier) avant de l'installer dès la première année aux portes de la D 1. «Je vais m'occuper de toute la gestion sportive du club en étroite collaboration avec les dirigeants et le staff technique», a précisé l'ancien Soulier d'Or (1984), ayant souligné qu'il n'endosserait pas un rôle de manager à l'anglaise, même s'il n'a pas remisé à tout jamais ses envies de coacher.

Faire jouer les relations

Il ne prendra pas place sur le banc, laissant les décisions tactiques au coach principal dont la chasse a commencé, Philippe St-Jean ayant déjà annoncé son départ au terme du Tour final. «Philippe St-Jean a été tenu au courant de nos discussions avec Enzo Scifo depuis le début », a précisé Raymond Langendries. «Nous avions d'ailleurs trouvé les bases d'une association des deux hommes, tout en sachant que l'entraîneur faisait l'objet d'intérêt en D 1, ce qui est inévitable quand on obtient les résultats comme les siens.»

«J'ai accepté l'offre de Tubize car j'ai apprécié la personnalité de son président, le bon sens qui règne dans ce club et l'ambition qu'il nourrit», a expliqué le nouveau manager. «Je suis motivé. Mes ambitions sont réelles. Sans pour autant mettre en péril la situation financière du club, mon objectif sera d'amener Tubize le plus rapidement possible en division 1.»

Enzo Scifo compte bien, à l'instar de Marc Wilmots à St-Trond, tenter de faire jouer les relations qu'il a su tisser au cours de sa carrière. Il n'a ainsi pas écarté l'idée de s'associer d'une manière ou d'une autre à un club étranger. «Je vais étudier les possibilités. Avec les équipes au sein desquelles j'ai joué ou d'autres», a-t-il ajouté, précisant qu'il appréciait la philosophie des clubs français qui, «un peu comme Tubize, insistent sur la formation des jeunes.»

84 fois international, Enzo Scifo, 38 ans, a évolué au plus haut niveau au sein des clubs d'Anderlecht (à deux périodes différentes), de l'Inter Milan, de Bordeaux, d'Auxerre, de Torino, de Monaco et de Charleroi où il arrêta sa carrière en décembre 2000, quelques jours après y être devenu entraîneur. Elu meilleur joueur du championnat de Belgique en 1984, à l'âge de 18 ans, il a obtenu quatre titres de champion de Belgique, un de champion de France, une Coupe d'Italie, disputé deux finales de Coupe UEFA, une phase finale du championnat d'Europe des Nations et quatre Coupes du monde.

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