ANDERLECHT Le médecin anderlechtois n'osait presque pas le dire: hormis Vanden Borre, Mark De Man et Silvio Proto étaient aussi incertains pour l'Ukraine.

Anderlecht jouait-il un petit jeu?

«Non, non! disait le Dr Huylebroeck. Il faudrait dix jours de repos à De Man. Parfois il se lève avec la cheville toute gonflée. Et Silvio s'est foulé le pied en fin de match. Ses ligaments sont touchés.»

«Les Espoirs préfèrent

que les A ne jouent pas»

Les joueurs en question juraient qu'ils ne jouaient pas du cinéma.

«En allant rechercher un centre aérien à une demi-heure de la fin, j'ai ressenti une forte douleur, disait Proto. Ma cheville est partie en arrière. Puis, en dégageant, j'avais mal. Je vais de toute façon en discuter avec Jean-François de Sart.»

Même question à lui qu'à Vanden Borre: s'il est prêt à jouer, préfère- t-il défendre les couleurs d'Anderlecht ou des Espoirs?

Et Proto de répondre: «C'est difficile à dire. Si je joue en Espoirs, je loupe un match d'Anderlecht. Et à la base, les Espoirs ont fait savoir qu'ils préféraient que les joueurs A ne redescendent pas en équipe Espoirs. Cela dit, si de Sart dit que je dois aller, j'irai.»

«Anderlecht est quand même

le plus important»

Mark De Man tenait un discours similaire.

«Ce serait un honneur de jouer en Espoirs, puisqu'on ne peut pas se qualifier tous les jours pour un Championnat d'Europe, dit-il. Mais Anderlecht est le plus important. Mon club est mon employeur. Si je ne joue pas bien au Sporting, je ne récolterai jamais de sélection nationale. Ma blessure? Ça ne rigole pas. Depuis Anderlecht- Saint-Trond du 1er octobre, je souffre de ma cheville.»

© Les Sports 2005