Dans la théorie, ils forment un club des cinq qui pourrait accueillir un sixième membre, la Bosnie, après les barrages, le tout sous l’œil bienveillant de l’Autriche, qui s’est qualifiée pour son premier Euro sur le terrain après avoir co-organisé celui de 2008 avec la Suisse.

Le pays de Galles, l’Irlande du Nord, la Slovaquie, l’Albanie et l’Islande disputeront leur premier Euro en France. Le quintette symbolise l’élargissement à 24 nations de la "zone Euro" mais sa présence ne se résume pas à la réforme de la compétition.

Au panthéon des meilleurs joueurs de l’histoire du football gallois, Gareth Bale trône quelque part entre Ian Rush et Ryan Giggs.

Pas de syndrome Giggs pour Bale

Mais le gaucher du Real a réalisé quelque chose que ses aînés n’ont jamais réussi à faire en hissant le pays de Galles en phase finale d’un grand tournoi. Une qualification qui porte son empreinte : les Gallois ont la deuxième plus mauvaise attaque des qualifiés avec 11 buts inscrits (seule l’Albanie avec 10 buts inscrits, mais en ayant disputé deux matches de moins, fait pire). Et avec ses 7 réalisations et ses 2 passes décisives, Bale est directement impliqué dans près de 82 % des buts des siens, un degré d’implication qu’aucun autre joueur n’a atteint durant la campagne…

La reine des phases arrêtées

A l’instar du pays de Galles dont la dernière participation à un grand tournoi remontait au Mondial 1958, l’Irlande du Nord va aussi découvrir les fastes d’un Euro. En plus de la réussite de Kyle Lafferty, 7 buts, comme Gareth Bale, les hommes de Michael O’Neill se sont aussi reposés sur leur savoir-faire sur phases arrêtés où ils ont inscrit 8 de leurs 16 buts sans le moindre un penalty.

La Slovaquie par la grâce d’Hamsik

Après le monde en 2010, l’Europe en 2016. Jan Mucha, Martin Skrtel, Jan Durica ou encore Vladimir Weiss encadraient déjà en Afrique du Sud leur capitaine Marek Hamsik. Le milieu de Naples porte toujours le brassard et trimballe également l’une des coupes de cheveux les plus improbables d’Europe qu’il fera admirer en France. Après avoir remporté ses 6 premiers matches, la Slovaquie a dû attendre l’ultime match pour décrocher sa qualification arrachée au Luxembourg grâce à un doublé de son capitaine.

L’Albanie gagne du crédit

La problématique n’est pas nouvelle. Mais après avoir abreuvé la Suisse (Granit Xhaka, Xherdan Shaqiri, Valon Behrami), mais aussi la Belgique avec Adnan Januzaj, l’Albanie parvient désormais à endiguer l’exode de ses plus belles pépites. "Jusque-là, on n’avait pas le luxe de pouvoir attirer nos meilleurs joueurs. Maintenant on y arrive, a expliqué sur RMC le capitaine Loirk Cana. On a réussi à convaincre certains joueurs de choisir la nation de leurs racines. En quatre ans, on a mis ça en place et ça a marché."

La réussite du projet islandais

Le temps de la caricature du pêcheur islandais tapant dans le ballon a vécu. Lars Lagerbäck aligne désormais fréquemment un onze composé de joueurs expatriés en Angleterre (Gylfi Sigurdsson à Swansea), en France (Kolbeinn Sigtorsson à Nantes) ou l’ancien du Standard Birkir Bjanarson à Bâle. Cette génération, qui avait déjà permis aux Espoirs de disputer l’Euro 2011, sert désormais de socle à l’équipe A qui disputera son tout premier grand tournoi.