Football L'ancien milieu de terrain blaugrana estime que le style de jeu catalan ne convenait pas au Diable.

Real ou Barça ? L'an passé, le mystère a plané sur la destination d'Eden Hazard. Si la préférence du joueur allait à la  Casa Blanca, Barcelone était également intéressé à l'idée de recruter le capitaine de la sélection belge, étant donné que ni Philippe Coutinho, ni Ousmane Dembélé ne donnaient vraiment satisfaction sur l'aile gauche du schéma d'Ernesto Valverde. On connaît la suite, après avoir disputé une saison de plus à Chelsea, Eden réalisera finalement son rêve de gosse en rejoignant le club madrilène pour cent millions d'euros. 

Une bonne chose selon Cesc Fabregas. Le champion du monde 2010 a expliqué au quotidien AS que le jeu d'Eden convenait sans doute mieux à celui pratiqué à Madrid qu'à celui proposé au Camp Nou. "Hazard est un joueur incroyable, qui peut créer des différences", a déclaré celui qui avait évolué aux côtés du numéro 10 diabolique entre 2014 et 2018. "C'est le genre de gars fait pour jouer à Madrid. Il a besoin d'espaces dans lesquels s'engouffrer, comme il a besoin du ballon pour dribbler. Il aime être libre sur le terrain et on ne peut pas l'obliger à rester à une position fixe."

Sa dernière saison à Stamford Bridge témoigne en effet de sa propension à arpenter toute la largeur du terrain et de la nécessité de lui laisser un maximum de liberté pour lui permettre de s'éclater. "À Barcelone, tout tourne autour du positionnement, c'est le ballon qui va au joueur. Lui préfère aller au ballon, jouer librement. Il peut offrir plus au Real qu'au Barça."

Si le schéma tactique de Valverde semble moins rigide (et élaboré ?) que ceux instaurés naguère par Pep Guardiola, Tito Vilanova (surtout) et Gerardo Martino, les coaches de Cesc durant sa période barcelonaise (2011-2014), la philosophie catalane reste ce qu'elle est: un foot basé sur le jeu de position où la mission de chacun est scrupuleusement élaborée. 

Une exception peut-être: Lionel Messi, qui possède plus de latitudes sur le pré. Mais on connaît l'influence de La Pulga sur et en dehors du terrain. Tout Eden Hazard qu'il soit, le Diable n'aurait sans doute pu bénéficier de telles "largesses". Bref, l'intensité plus simple du foot à la Zidane pourrait en effet mieux correspondre aux qualités du Brainois.