Football

Feher a rejoint Foé au paradis

Michel Dubois

Publié le - Mis à jour le

Miklos Feher sourit, ironique, en fixant le carton jaune qu'Olegario Benquerença, l'arbitre du match dominical portugais opposant en nocturne Vitoria Guimaraes à Benfica, lui exhibe. C'est la dernière image, devenue poignante et accrochant la une du quotidien lisboète A Bola, qu'on gardera de ce Benfiquiste, international hongrois de 24 ans. Quelques secondes plus tard, le sourire s'est figé. Fehér s'est plié en deux. Il s'est affaissé, comme le Camerounais Marc-Vivien Foé, un soir de juin dernier, à Gerland. Il était 21h30. «Miklos a été instantanément pris en charge par les services médicaux des deux clubs, qui ont constaté qu'ils étaient confrontés à un arrêt cardiaque. Tous les efforts de réanimation ont été engagés, avec tous les appareils adéquats jusqu'à ce qu'il puisse être transféré à l'hôpital», a expliqué Joao Almeida, le médecin du Benfica Lisbonne.

Une heure plus tard, Miklos Feher était amené à la clinique. Vers 23h30, les médecins durent se rendre à l'évidence: le joueur n'allait pas pouvoir être ranimé. Une autopsie était aussitôt décidée. Avant qu'elle s'engage, Dezso Lejko, l'ancien médecin de l'équipe nationale hongroise, avait tenu à affirmer: «Je connais Miklos Feher depuis plus de 4 ans. Il n'a jamais souffert de problèmes cardiaques. Il ne prenait pas de médicaments contre des troubles cardio-vasculaires.»

Miklos Feher devait être ramené à l'Estadio da Luz, le stade de Benfica, où une chapelle ardente a été érigée. Ses obsèques seront célébrées ce mercredi en Hongrie. Lundi soir, l'autopsie de l'international hongrois du Benfica Lisbonne n'a pas permis d'élucider les causes de la mort. Les résultats de l'autopsie ne permettent pas de tirer de conclusions sur les causes du décès car aucune lésion n'a été détectée. «Des tissus ont été prélevés pour des examens complémentaires, au niveau anatomo-pathologique et toxicologique», selon un communiqué du Procureur général de la république.

Des Belges aussi

Le football belge a, lui aussi, arboré, à différentes reprises, un masque de drame. Au cours de ces cinquante dernières années, cinq joueurs sont décédés, en match ou à l'entraînement: Valckenborghs et Dujeux, il y a longtemps, mais aussi, un peu plus récemment, l'ancien Standardman, puis Unioniste Léon Gorissen, entraîneur de Clavier, le Hollandais du Club Bruges, Nico Rijnders, et le défenseur namurois, Michel Soulier, qui a succombé lors d'un match de Coupe de Belgique à Anderlecht.

© Les Sports 2004

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