Le Club de Bruges est malade. Et de longue date. La première place, flatteuse, longtemps occupée durant le premier tour n’était qu’un leurre et le mois de décembre a fait rejaillir au grand jour les nombreux symptômes du malaise.

Après quatre défaites de rang, Jacky Mathijssen se retrouve dans une situation très délicate. Dans la foulée de l’élimination européenne, Filips Dhont, le directeur général du Club, avait affirmé “que la position de l’entraîneur serait étudiée.” Il a fait marche arrière dimanche, en réaffirmant sa confiance envers Mathijssen : “Nous continuons avec Jacky. Il ne sert à rien de paniquer.”

Les chiffres ne parlent pourtant pas en faveur de Jacky Mathijssen, surtout quand on les compare avec ceux des prédécesseurs…

Jan Ceulemans avait par exemple été débarqué en avril 2006, avec 51 points sur 87. Cette saison-là, à la trêve, il avait récolté un point de plus (soit 32 unités) que Mathijssen…

La comparaison avec Emilio Ferrera est encore plus troublante et… inquiétante pour le “T1” actuel du “Club”. Avant Noël 2006, Ferrera avait lui aussi accumulé les déceptions. Il fut éliminé sans gloire en poules de la Coupe UEFA puis, juste avant les congés, le Club fut battu par le Cercle (1-0). Bilan : 31 points sur 51… Que décida la direction ? Confirmer Ferrera, exactement comme elle l’a fait avec Mathijssen dimanche.

Finalement, le mois de janvier fut fatal au Belgo-Espagnol : après un nul à Gand (0-0) et une défaite face à Roulers (0-1).

Cet te expérience , ajoutée à celle du “Caje”, a incité les dirigeants blauw en zwart à se montrer nettement plus prudents cette fois. Jacky Mathijssen a pour lui le fait d’avoir déjà passé un an et demi au Club. Les joueurs semblent encore derrière lui mais le seront-ils encore longtemps ? L’infortune passée d’Emilio Ferrera démontre que dès le mois de janvier, le Limbourgeois n’aura plus le droit à l’erreur.