Roberto Martinez sait que "plus ou moins cinq joueurs" de son groupe sont susceptibles de partir avant jeudi à minuit.

La rencontre face à Gibraltar pouvait difficilement plus mal tomber pour les Diables Rouges. Nonante minutes après le coup de sifflet final, la fenêtre des transferts se fermera dans la plupart des grandes compétitions.

Roberto Martinez est prêt à parer à toute éventualité. "Nous devons être réalistes", a-t-il souligné. "Nous jouons le jour de la deadline du mercato et nous devons prendre cela en considération."

La première mesure du sélectionneur a été de prendre vingt-huit joueurs avec lui. Just in case. "Plus ou moins cinq de mes joueurs (NdlR : Dendoncker, Vermaelen, Mirallas, Origi et Chadli) sont dans une situation de potentiel changement de club. Et nous les aiderons à trouver des solutions. Nous sommes conscients que cette période peut amener du stress."

Le sélectionneur ne craint pas une déconcentration ou un stress accru durant les quelques jours à venir. Il n’hésitera d’ailleurs pas à aligner les joueurs sur le départ face à Gibraltar jeudi. "Je pense même que les joueurs seront super motivés. Ils sont dans une situation idéale pour préparer un transfert. Chez les Diables, ils sont dans un environnement qu’ils connaissent et où ils se sentent bien."

Une signature le dernier jour du mercato (soit le jour de la rencontre) perturberait toutefois ses plans. "Chaque situation est différente. Un transfert définitif peut nécessiter du temps pour les tests médicaux tandis qu’un prêt peut être finalisé très rapidement."

Le cas de Nacer Chadli est peut-être le plus préoccupant pour le sélectionneur. Le joueur de WBA risque fort d’être vendu au dernier moment et il est l’un des (si pas le) seuls à être capables de faire tout le flanc droit.

Roberto Martinez se souvenait avoir lui-même transféré un Diable lors d’un rassemblement. "Lukaku a signé à Everton le 31 août. Il était alors dans sa chambre en Écosse avec Kevin Mirallas. Si le cas se reproduit, je ferai avec. Des transferts au dernier moment arrivent mais je peux vous dire que si un club attend le coup de sifflet final du match, il sera trop tard."