Certes, ils peuvent affirmer qu'eux, au moins, n'ont pas été... battus! Nous ne sommes pourtant pas convaincus que tant du côté du Standard que d'Anderlecht, on puisse se montrer satisfait par le petit point ramené pour l'un du GBA, pour l'autre du Lierse.

À choisir, des deux, ce serait le Standard qui pourrait ne pas nourrir trop de regrets, car son match nul il a fallu qu'il aille le conquérir dans des circonstances difficiles, liées d'une part à l'exclusion injuste d'Onyewu et d'autre part à l'avance prise au marquoir par les Anversois. Des circonstances qui, la saison dernière encore, auraient sans doute précipité une large défaite des Liégeois. Le fait qu'ils aient su à la fois digérer leur malheur et, dans la foulée, témoigner d'un sain esprit collectif pour, au moins, sauver une unité, témoigne de cette maturité sportive qui, désormais, habite cette équipe.

Une maturité qu'on aurait bien aimée de retrouver du côté d'Anderlecht, mais quand on examine la très faible prestation des Bruxellois hier soir, on a difficile à croire qu'ils puissent, mercredi, s'engager sur la scène européenne avec l'espoir d'y signer une victoire. Car cette victoire, sur la pelouse déchirée du Lierse, ils n'ont rien fait pour l'obtenir, une attitude incompréhensible en regard du résultat négatif forgé la veille par le Club Bruges. L'occasion était effectivement idéale pour réaliser un premier break par rapport à un adversaire direct dans la lutte pour le titre.

Car croyez-nous, samedi soir, quand l'arbitre scella leur défaite, il n'est pas un Brugeois qui devait croire qu'il finirait le week-end sans trop de casse! C'est pourtant le cas et la faute en revient à deux leaders qui, hier, n'ont jamais justifié ce statut. Pourquoi s'étonner, dès lors, qu'une formation aux ambitions aussi modestes que Westerlo occupe, aujourd'hui, la troisième place du podium à trois et deux unités du Standard et d'Anderlecht, mais avec trois points d'avance sur Bruges! Inutile de vous pincer, non vous ne rêvez pas...

A l'opposé du classement, et ce pour la troisième fois depuis le début du championnat, la lanterne rouge a changé de mains. Après le Cercle et Mouscron, voilà donc La Louvière propriétaire du siège éjectable pour la division 2. Un héritage, on l'imagine, dont les Loups se passeraient volontiers, mais qu'ils doivent prioritairement à leur incapacité de poser leur jeu et, surtout, de se créer des occasions pour gagner un match. Comme quoi, ce mal chronique arrive à survivre tout aussi bien au sommet que tout en bas de la hiérarchie. Espérons, simplement, pour Bruges et Anderlecht qu'il aura disparu mardi et mercredi. Sans quoi...

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