Dans un communiqué publié sur son site internet, le KV Ostende a annoncé qu'il mettait un terme au contrat de son gardien Fabrice Ondoa parce que ce dernier a organisé une lockdown party ce week-end.

"Durant la nuit de samedi à dimanche, la police d'Ostende a été appelée pour tapage nocturne provenant de l'appartement de Fabrice Ondoa. Il s'agissait d'une lockdown party avec dix personnes qui enfraignaient les mesures de sécurité", peut-on lire dans le communiqué du club côtier, "Quand la police est arrivée sur place, ils ont, en outre, été insultés par les fêtards et onze procès verbaux ont été distribués."

Une attitude qui n'a absolument pas plu à la direction ostendaise qui a décidé d'appliquer la sanction maximale, à savoir le licenciement de son gardien arrivé en 2018 à la côte. "En tant que club de football, nous ne pouvons pas tolérer un tel comportement égoïste et irresponsable", a déclaré Gauthier Ganaye, le CEO d'Ostende. "Nous n'avons pas encore eu d'infection au Covid-19 et nous faisons tout pour que cela reste comme ça. C'est pourquoi nous rappelons sans cesse à nos joueurs leurs responsabilités. Nous sommes obligés d'engager une procédure de licenciement à l'encontre de Fabrice Ondoa."

Le gardien camérounais de 24 ans n'avait pas disputé la moindre minute de jeu cette saison, barré par Guillaume Hubert entre les perches. En tout, il a disputé 30 matchs pour le KV Ostende.


La lockdown party organisée par Fabrice Ondoa n'est pas la même que celle à laquelle ont participé au moins deux joueurs de Westerlo. Le club campinois, qui refuse de dévoiler leur identité, a annoncé qu'il allait prévoir une "sanction appropriée", mais ne faisait pas mention d'un éventuel renvoi.

Dans un communiqué, la Pro League, l'association des clubs professionnels, a fait savoir qu'elle a "appris hier et aujourd'hui que des joueurs de plusieurs clubs de la Pro League ont été pris en train d'enfreindre les dispositions relatives au Covid-19". La Pro League "condamne fermement ces violations". "C'est tout à fait incompréhensible et inacceptable, compte tenu des efforts et des investissements que les clubs, la Pro League et les autorités ont livrés et livrent encore afin de permettre aux compétitions de la Pro League d'avoir lieu. Tout cela en sachant que les clubs font également face à des contaminations au sein de leur noyau et surtout en sachant quels efforts sont réalisés dans la société et par les supporters pour traverser cette période compliquée", souligne encore la Pro League. L'association demande "expressément" aux clubs de prendre des sanctions.