La prochaine Coupe du monde de football, organisée par le Qatar en 2022, se jouera finalement avec 32 équipes. Le Qatar et la Fifa ont mis fin aux spéculations en annonçant mercredi soir que l'option d'accueillir 48 pays lors de la phase finale du Mondial 2022 était définitivement abandonnée. « Le tournoi reste donc prévu avec 32 équipes et aucune proposition ne sera soumise au prochain congrès de la Fifa le 5 juin », a annoncé la Fédération internationale de football. Le président de la Fifa, Gianni Infantino, était le principal artisan de ce changement de format, déjà entériné pour le Mondial suivant, en 2026.

Le développement des tensions géopolitiques dans la Golfe, d'une part autour de l'Iran et d'autre part avec le blocus imposé depuis deux ans au Qatar par ses voisins arabes (Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Bahrein et Egypte), ont eu raison de ce projet à 48 pays. Une telle compétition aurait compté 80 matches (au lieu de 64) et demandé la participation d'au moins un pays supplémentaire. « L’implication de ces pays dans l’organisation du tournoi conjointement avec le Qatar implique la levée de ce blocus, en particulier la levée des restrictions sur les mouvements de personnes et de biens », soulignait l’étude de faisabilité soumise en mars aux membres du Conseil de la Fifa.

La situation dans le Golfe persique était bien au coeur de cette décision. « Les discussions seraient plus faciles si la situation géopolitique était différente. Cette situation ne conduit pas à évoluer vers cette (nouvelle) configuration. Tout notre travail tourne autour de 32 équipes », avait précisé un peu plus tôt dans la journée lors d'une rencontre avec la presse européenne à Doha, Nasser al Khateb, le président du Supreme Comittee for Delivery and Legacy, l'agence gouvernementale qatarie chargée de l'organisation de l'événement. Il avait souligné que le Qatar et la Fifa prendraient cette décision de concert « pour le meilleur du football » mais que celle-ci ne serait pas prise « aux dépens du Qatar ».