Les agents possédant un ou plusieurs joueurs à Anderlecht n’en reviennent toujours pas : dans un courrier reçu par recommandé au début de cette semaine, les RSCA leur a signifié qu’“afin de protéger les intérêts du club, la direction bloque tous les paiements aux intermédiaires, et ce, jusqu’au terme de l’enquête”.

Jo Van Biesbroek, le CEO, et Luc Devroe, encore directeur sportif mais actuellement en vacances, remercient les agents pour leur compréhension et leur patience. Il va sans dire que la plupart des agents ont mal pris la mesure décrétée par la direction du Sporting. 

Ils estiment être victimes de faits commis par quelques managers véreux. Certains d’entre eux envisagent même de recourir à des avocats pour contraindre le club à honorer les conventions signées. En gelant leurs primes, il semble évident qu’Anderlecht cherche à éviter de rémunérer des agents dont l’enquête pourrait démontrer qu’ils n’ont pas respecté les règles. 

À l’avenir, Marc Coucke n’entend d’ailleurs plus travailler qu’avec des agents qui présentent un casier vierge. Chaque mois, le club bruxellois verse des sommes considérables à plusieurs agents. Il s’agit surtout de commissions payées par tranches. Vu que le volet juridique du footballgate risque bien de s’éterniser, il est à craindre qu’à ce petit jeu les agents attendent des mois, voire des années avant d’être payés. 

De quoi en décourager plus d’un de travailler avec les Mauves lors du prochain mercato.