Voir Franky Vercauteren "céder" aux chants des sirènes a de quoi étonner. Qu’est-ce qu’un gagneur comme lui va aller faire aux Emirats arabes unis, où le niveau du football est proche de celui du hockey sur glace en Belgique ? Pourtant de nombreux autres entraîneurs ou joueurs, aux noms bien plus ronflants, sont eux aussi allés se remplir les poches dans ces contrées lucratives.

A commencer par un certain Michel Preud’homme Héros au Standard après la reconquête du titre attendu depuis 25 ans, l’ancien gardien de notre équipe nationale avait tenté sa chance avec succès aux Pays-Bas. Mais après une excellente campagne avec Twente, tant en championnat qu’en Ligue des champions, "MPH" a décidé, il y a à peine deux mois, de rejoindre l’Arabie Saoudite et Al Shabab où il a signé un contrat de trois ans. Et cette icône de notre football n’est pas la seule à avoir effectué le grand saut.

Eric Gerets, après avoir échoué de justesse à ramener le titre à Marseille est parti tout droit vers le club d’Al Hilal en Arabie Saoudite où il est resté une saison. Avant lui, Georges Leekens, Artur Jorge ou Safet Susic s’étaient également assis sur le banc de la meilleure équipe du pays.

Autre club phare, autres stars, la formation d’Al Ahli a vu se succéder des entraîneurs comme Luiz Felipe Scolari, ancien coach de l’équipe nationale du Brésil ou du Portugal, ou le Norvégien Trond Sollied, qui avait notamment mené le FC Bruges au titre. L’ancien international néerlandais et ex-entraîneur du Barça, Frank Rijkaard est, lui, à la tête de la sélection d’Arabie Saoudite.

Et les Emirats ne sont évidemment pas en reste. Leur championnat a accueilli des joueurs comme Abedi Pelé, Fabio Cannavaro, Georges Weah, Philippe Cocu. Et pour encadrer ces stars mondiales, certes à l’époque sur le déclin, des entraîneurs de renom comme Laszlö Bölöni, Rolland Courbis sont venus supporter la chaleur locale.

En général, ces pointures du ballon rond ne s’expatrient que quelques mois voire une à deux saisons. Le temps pour eux de garnir leur compte en banque. Pour nombre d’entraîneurs, il ne s’agit que d’une parenthèse. Une parenthèse en forme de chèque. Et tant que pleuvront les petrodollars, ils seront encore nombreux à suivre la voie de leurs prédécesseurs.