Franky Vercauteren avait une impression de déjà-vu, hier. Le jour avant la visite du GBA (3-1, avec de la chance), il s'était inquiété du niveau de fraîcheur de ses nombreux internationaux. Hier, Franky avait l'air encore plus préoccupé. «Un match très, très dangereux», était sa conclusion. Tout d'abord, il y a les légères blessures de Jestrovic (tendon d'Achille), Delorge (aine), Kompany (dos) et surtout Serhat (élongation).

«Un groupe pas frais»

La blessure du Turc soulève des questions. «Serhat a dû se présenter en Turquie pour se faire examiner par le médecin de l'équipe nationale, avance Franky Vercauteren, passablement énervé par la situation vécue avec son attaquant. Nous avons envoyé deux fax et une lettre à la fédération turque pour dire qu'il était blessé. Elle nous a renvoyé une lettre disant qu'il avait subi une échographie et qu'il était rétabli. Mais il a quitté deux fois l'entraînement là-bas, et il a joué trois minutes. En rentrant, jeudi, une échographie a montré que la blessure y était toujours. Il s'est entraîné individuellement vendredi, il est incertain pour Mouscron. Il faudrait qu'il joue en fonction de Chelsea, sans quoi il se retrouverait trois semaines sans match. On va examiner comment on peut éviter de tels problèmes à l'avenir. Quant à Vincent Kompany: une fois, c'est le genou, puis le tendon, puis le dos. Il faut qu'il retrouve son rythme normal d'entraînements.»

Mais Vercauteren a aussi d'autres tracas. «Le groupe ne me paraît pas frais du tout. Soit, ils ont le match de la semaine encore en tête, soit ils pensent déjà à Chelsea. Là tantôt, le nom de Mouscron n'est tombé qu'une première fois pendant la théorie. Ce n'est qu'à notre hôtel à Grimbergen que je pourrai parler une première fois des erreurs commises à Genk. Mouscron, par contre, ne fait que parler de nous sur son site. Je connais leur entraîneur, je sais que tous ses joueurs seront fort disponibles. Ils savent que nos joueurs sortent de matches internationaux et qu'on va à Chelsea dans quelques jours.»

Quel gardien?

La question hebdomadaire: qui sera le gardien? Notre pronostic - après le match malheureux de Proto à Genk: Zitka. «Moi, je le sais, mais les gardiens pas», dit Vercauteren, qui ne tient pas compte des avis d'anciens gardiens comme De Wilde et De Coninck, qui lui déconseillent un système de rotation. «Je me fous de ce qu'ils disent. Je ne le lis même pas. Ils disent ce qu'ils veulent, mais moi, je ne commente des situations d'autrui que quand je les connais très bien. Pourquoi est-ce que je devrais abandonner mon système de rotation? Pourquoi est-ce que je devrais mettre un gardien sur un piédestal et l'autre pas? Puis, quand on a besoin du numéro 2, il faut le ramasser par terre et lui dire qu'on a aussi besoin de lui? Non, je n'y crois pas.»

© Les Sports 2005