Georges Leekens a - provisoirement - disparu des radars après son départ précipité de la sélection algérienne pendant la Can mais il demeure à l’affût d’une opportunité qui l’agréerait : "J’aime ma femme mais je suis encore trop passionné pour rester à la maison. Et vous savez que cela bouge toujours avec Leekens !"

Toujours au fait de l’actualité, le doyen des entraîneurs belges en activité savait, déjà, que Marc Wilmots allait imprimer une nouvelle orientation à sa carrière : "Très légitimement, Marc s’est ménagé un délai de réflexion après son retrait d’une équipe nationale belge aux succès de laquelle il a largement contribué. Il a pris le temps de panser ses plaies morales. Je crois que, pour lui, le moment est effectivement venu de retrouver un vestiaire".

Et pas n’importe lequel. "La Côte d’Ivoire s’inscrit, avec le Sénégal, parmi les pays africains les plus justement renommés. Les plus professionnalisés et les mieux structurés, aussi. Copa Boubacar me l’a confirmé récemment : même si la Can n’a pas généré les résultats escomptés parce que la barre avait été fixée trop haut, la situation a évolué en bien à Abidjan : les semi-amateurs se sont mués en authentiques professionnels désormais exempts des sempiternels problèmes financiers qui affectent en permanence le football africain. Marc va baigner dans un environnement francophone, ce qui est aussi un avantage".

Wilmots aura le temps de travailler

En vieux briscard qu’il est, Georges Leekens dispense volontiers un précieux conseil à son ancien adjoint : "Marc recèle une forte personnalité. C’est un atout, en l’occurrence. La Côte d’Ivoire a perdu quatre ou cinq de ses meilleurs éléments. Elle est en phase de reconstruction. On va lui laisser le temps de travailler. Il connaît son sujet. Je lui conseille vivement de rester lui-même, de ne pas s’imposer de pression mais d’imposer ses idées et son mode de fonctionnement, qui a fait ses preuves. Je crois vraiment que, pour lui, faute d’avoir pu rejoindre Schalke ou Bordeaux, retrouver une équipe nationale à rebâtir est la meilleure décision de carrière qu’il pouvait arrêter."