Gianni Infantino, jusque là N.2 de l'UEFA, a été élu président de la FIFA, avec 115 voix au second tour de l'élection, devant le Cheikh bahreini Salman, président de la Confédération asiatique (88 voix), le prince jordanien Ali (4) et le Français Jérôme Champagne (0), vendredi à Zurich. Ces deux derniers ont donc très majoritairement reporté leurs voix du premier tour sur Infantino, lui permettant d'être élu grâce à la majorité des suffrages exprimés dans ce second tour.

Ce juriste italo-suisse de 45 ans, qui succède à Joseph Blatter, en place depuis 17 ans, est élu pour un mandat de quatre ans.

Il aura pour mission de restaurer l'image et la crédibilité de la Fifa, engluée dans la pire crise de son histoire, sur fond de corruption à grande échelle.


Le syndicat des joueurs demande des "réformes plus radicales" au nouveau président

La FifPro, syndicat mondial des joueurs professionnels, a réclamé "d'urgence une nouvelle vague de réformes plus radicales" au président de la Fifa nouvellement élu, Gianni Infantino, selon un communiqué transmis vendredi.

Dans ce texte, le syndicat des joueurs estime également que le nouveau président de la Fifa, "quels que soient ses mérites ou échecs, est engoncé dans une structure et une culture de gouvernance ouvertes aux pratiques corruptives".

Les réformes votées vendredi par la Fifa en marge de l'élection de son nouveau président "confortent et récompensent les 209 fédérations membres et les six confédérations malgré leur complicité dans la corruption et les scandales qui continuent de nuire au football", a déclaré le président du syndicat mondial, le Français Philippe Piat, cité dans ce communiqué.

"Les acteurs clés - dont les joueurs, les fans, les Ligues et les clubs -, restent marginalisés, empêchant la Fifa d'être responsable", poursuit Philippe Piat.

"En dépit du volet de réformes approuvé aujourd'hui (vendredi) par la Fifa", la FifPro "craint que placer des pouvoirs étendus dans les mains des 209 associations membres de la Fifa constitue le fond du problème".