Anderlecht, à 10 contre 11, s'impose 0-1 au FC Bruges lors de la 7e journée des PO1 et revient à hauteur de Bruges (42 points), à 1 point du Standard.

Quel coup réalisé par Besnik Hasi ! Malgré un arbitrage qui ne l'a pas aidé et un contexte difficile, tant ses joueurs semblaient en difficulté en possession du cuir, le coach albanais du Sporting a trouvé les mots, la tactique et surtout le coaching adéquat. Grâce à lui, Anderlecht repart de Bruges avec trois points inespérés au vu du scénario.

Dès l'entame, Bruges se montrait plus entreprenant et dominait l'entrejeu. Gudjohnsen y avait pris position aux côtés de Jorgensen et Simons. L'Islandais se baladait entre les lignes, proposait des solutions au porteur du ballon et perdait peu souvent la gonfle. Cela manquait toutefois d'audace mais Anderlecht n'avait aucune solution et ne parvenait pas à sortir de sa moitié de terrain. Une volée de Meunier, une frappe de Lestienne à bout portant sur Proto et un missile de Jorgensen chronométré à 127km/h, superbement sorti par le même Proto, étaient les seules véritables occasions de cette première période, surtout marquée par l'exclusion d'Aleksandar Mitrovic.

L'attaquant serbe des mauves s'est en effet vu montrer le chemin des vestiaires par M. Nzolo après avoir fait un "tête contre tête" avec Engels Les deux hommes s'étaient échangés des mots doux après un duel musclé. Des deux ados (19 ans chacun), le défenseur central brugeois se montrait le plus roublard en s'écroulant au sol. Le quatrième arbitre tombait dans le panneau en signalant un coup de tête de Mitrovic qui était donc exclu à la 37e minute.

En deuxième période, les Bruxellois reculaient de plus en plus. Il faut dire que Gudjohnsen était sorti pour faire place à Castillo, un second attaquant. Malgré une domination sans partage, les Gazelles ne parvenaient pas à planter ce but libérateur. La barre transversale et Silvio Proto sauvaient coup sur coup la maison mauve à la 70e minute, sur des essais successifs de Lestienne et Duarte. Besnik Hasi sortait alors de sa coquille pour faire des remplacements ô combien judicieux : Gillet remplaçait Najar pour solidifier le flanc droit et amener de l'impact physique, alors que Bruno venait de suppléer Cyriac en pointe de l'attaque. Pas de Pollet, donc, qui aurait pu apporter sa conservation du cuir.

Cela aurait pu faire mouche dès la 81e minute lorsque Bruno jouait sur sa vitesse pour filer sur le flanc gauche et donner de l'air à sa défense. Après une temporisation intelligente, il adressait un centre dont il a le secret à Guillaume Gillet, autre homme frais de l'effectif, qui avait fait un sprint de 50 mètres pour se présenter au second poteau. La reprise de volée en un temps du capitaine anderlechtois trouvait Ryan sur sa route. Acheampong montait alors à la place de Dennis Praet sur le flanc gauche, pour se montrer encore plus menaçant en contre. Un changement que n'aurait certainement pas fait van den Brom. Une audace dont font preuve, en vérité, peu de coachs. Besnik Hasi en était récompensé lorsque Gillet remportait un duel dans ses trente mètres. Un ballon gagné que Massimo Bruno exploitait à merveille en filant sur le flanc droit. Le même Gillet et l'incontournable Frank "speedy" Acheampong se présentaient dans la surface de réparation. Moins bon qu'à l'habitude, le centre de Bruno atterrissait dans les pieds d'un Thomas Meunier sous pression et peu lucide après le sprint qu'il venait de piquer. Celui qui postule au poste de back droit chez les Diables propulsait alors maladroitement la gonfle au fond de ses propres filets (0-1, 86e).

Les huit dernières minutes ressemblaient terriblement aux 85 premières : Bruges tentait en vain d'approcher les cages de Proto. Voilà comment on retrouve, ce dimanche soir, trois équipes en un petit point en tête du classement. Le Standard est toujours leader avec une unité d'avance sur Anderlecht, qui passe deuxième au nombre de victoires devant son adversaire du soir. Cela promet…