A l’entraînement depuis le début de la semaine, Eden Hazard régale. Passes précises, gestes techniques, frappes fulgurantes : tout y est pour faire sauter la solide défense croate vendredi. "Physiquement, j’ai encore un peu mal genou", répond-il pourtant quand on évoque sa forme. "Je pense quand même pouvoir être à 100 % pour le match."

D’où vient cette douleur ?  

Du match contre Tottenham avec Chelsea. J’ai taclé Moussa Dembélé, mais je me suis fait mal au genou car je ne sais absolument pas tacler. (rires)  

Avec Jose Mourinho, on vous voit beaucoup défendre.  

C’est ce qu’il demande, donc je le fais. Mais ce n’est quand même pas mon rôle principal.  

Vous avez progressé dans le secteur défensif, non ?  

Oui quand même. Il faut, hein !  

Ce sera utile vendredi à Zagreb, non ?  

Oui, on devra aussi bien défendre. Maintenant, n’imaginez pas qu’on va bétonner devant notre but. Si on spécule sur le match nul, on reviendra les mains vides à Bruxelles. J’anticipe donc votre question : on y va pour la victoire et rien d’autre.  

Quelle sera la clef de ce duel au sommet ?  

L’efficacité, aucun doute. On se partagera la possession de balle et on aura chacun quelques occasions. Celui qui les mettra au fond gagnera.  

On aura donc besoin de vous. Vos stats personnelles ne sont cependant pas excellentes (un but en Premier League). Comment l’expliquez-vous ?  

Je ne suis pas un buteur. J’essaie d’être le plus décisif possible, mais on ne joue pas bien à Chelsea en ce moment. Heureusement, on gagne quand même régulièrement. L’équipe est jeune, il faut du temps pour que tout se mette en place.  

Etes-vous satisfait de votre campagne avec les Diables ?  

Non, pas vraiment. J’ai raté plusieurs matches à cause de blessures. Pour moi, je n’ai bien joué que deux rencontres, face à la Macédoine les deux fois. Ce n’est pas énorme et je sais que je dois faire mieux en équipe nationale. J’ai envie de fournir une très grande prestation avec les Diables. J’espère que ce sera vendredi contre les Croates.

Avec un but ?  

Ce serait bien car un but en équipe nationale procure encore plus de joie qu’en club. Cela dit, je veux surtout aider l’équipe. Si je marque deux buts, mais que je suis mauvais, je ne serai pas totalement content.  

Mais si vous marquez deux buts, on sera quasiment certain de valider le billet pour le Brésil.  

Oui, et ce sera la grosse fête.  

Quoi de prévu en cas de qualification ?  

Aucune idée. Il y a juste un truc qui est sûr ce week-end si on est qualifié : on va boire ! (rires)