Il y avait deux grands favoris : Mbark Boussoufa et Milan Jovanovic. Absent hier soir car il avait préféré rester auprès de sa famille rentrée quelques heures plus tôt de Serbie, le Standardman a finalement émergé pour être sacré. Méritoirement.

En 2009, Jova a participé à 31 matches de championnat inscrivant au passage 17 buts et délivrant 5 assists. Sans compter ses stats, également avantageuses, en Coupe d’Europe : deux buts en Coupe UEFA la saison passée et deux buts en Ligue des Champions cette année.

Milan Jovanovic, c’est aussi une certaine régularité. L’an passé déjà, il avait été à deux doigts (à quatre points d’Axel Witsel ) de remporter le Soulier d’Or, après avoir été élu par ses pairs Footballeur Pro quelques mois plus tôt. En l’espace de quatre saisons passées en Belgique, il a disputé 138 matches (128 titularisations) toutes compétitions confondues. Malgré des creux lors de certains matches, souvent dus à des soucis physiques ou à la fatigue, il a inscrit la bagatelle de 68 buts. Il n’a pris que 16 cartes jaunes et n’a jamais été exclu.

Mais il n’y a pas que les chiffres. Milan Jovanovic, c’est encore un style déroutant, d’où son surnom "Serpent", fait d’accélérations et de dribbles. C’est aussi un caractère bien trempé, franc et spontané, voire impulsif : on se souvient de son attitude très fair-play lors du match électrique à Anderlecht fin août mais aussi de ses prises de bec avec ses coéquipiers ou de son bisou donné à l’arbitre Frank De Bleeckere lors du récent Standard-Club Bruges.

Lors de ce match, l’international serbe qui ira à la Coupe du Monde avait une fois encore démontré qu’il savait être décisif dans les sommets. Lorsqu’il fallait faire la décision, il a toujours répondu présent. Il a ainsi largement contribué aux deux titres et au renouveau européen du Standard.

Bien que Milan Jovanovic ne fasse pas l’unanimité dans le vestiaire liégeois, c’est un euphémisme, les dirigeants liégeois auraient aimé le convaincre de prolonger mais le Serbe ne restera pas au-delà de l’échéance de son contrat, en juin prochain. C’était donc sa dernière chance de remporter la "précieuse godasse". L’été prochain, il aura l’embarras du choix et rejoindra, à coup sûr, un club du top européen.