Que ce soit Van Holsbeeck, Goor ou un autre titulaire : ils avaient tous vu une assez bonne première mi-temps face à Malines. Walter Baseggio, réserviste malgré sa très bonne montée au jeu face à Waasland, ne mâchait pas ses mots.

"On n'arrivait pas à donner trois bonnes passes d'affilée, lâchait le Clabecquois. On a perdu beaucoup trop de ballons. Et on n'a pas joué en profondeur, dans le dos des défenseurs lents. On a les trois points, c'est tout. Tout le monde a vu que ce n'était pas un bon match."

Au fond, Baseggio avait raison : Anderlecht a, à nouveau, déçu. Si Björn Vleminckx n'avait pas inscrit de but contre son camp, le Sporting aurait à nouveau frôlé la crise contre un Malines on ne peut plus faible. Sans Frutos, il n'y avait aucune taille en attaque. Et sans Biglia, il manquait un lien entre la défense et Boussoufa, même si Gillet et Van Damme se sont débrouillés. Est-ce que ce n'était pas le moment pour Baseggio de saisir sa chance ?

"Oui, je suis déçu de ne pas avoir débuté la rencontre, surtout vu les absents. Non, Ariël Jacobs ne m'a pas donné d'explications. Peut-être lundi. En dix minutes, je n'ai pas pu me distinguer. J'ai peut-être touché dix ballons. Pourtant, je sais que je suis capable de jouer dans cette équipe."

Le motif de Jacobs est peut-être que Baseggio est sur le point de partir à Mouscron. Du moins, c'est ce qu'on pensait. Mais Baseggio surprenait tout le monde en disant : "Il y a plus de chances que je reste à Anderlecht. Mouscron m'a offert un beau petit contrat et on a un accord de principe, mais j'ai envie de rester ici. Je ne veux pas quitter mon club par la petite porte. Et j'ai des choses à régler avec Anderlecht."

Baseggio n'a pas voulu entrer dans les détails, mais il est clair qu'il veut garder son salaire anderlechtois. Si Mouscron offre moins, Anderlecht n'a qu'à se charger de payer la différence. "J'aurai entretien avec Roger Vanden Stock cette semaine. Puis je trancherai."