ANDERLECHT Pour Anderlecht, le match à Ostende n'aura finalement pas été une préparation idéale avant le départ à Valence, ce matin. Pour preuve: Hugo Broos s'est fâché comme il l'a rarement fait après un match.

«Le comportement de certains de mes joueurs est inacceptable, avait commenté le coach du Sporting après la rencontre, samedi soir. Ils ont besoin - de toute urgence - d'une leçon de modestie. Je comprends que ce match vienne au mauvais moment, entre les matches en équipe nationale et à Valence. Mais ce n'est pas une raison pour jouer de la sorte. Ostende nous a donné une fameuse leçon de modestie. J'espère que certains ont compris.»

Hier matin à l'entraînement -pour une fois, c'était un vrai entraînement au lieu d'un décrassage! -, l'entraîneur bruxellois était toujours aussi déçu. Dans les vestiaires, il a prononcé un discours assez impressionnant d'un quart d'heure, dans lequel il a surtout visé Vincent Kompany. Sans adversaire direct dans les environs, le jeune prodige avait fait quelques gestes avec le ballon qui ont excité le public ostendais. Après l'entraînement, Hugo Broos a parlé entre quatre yeux avec son défenseur sur le terrain.

«On ne s'est pas disputé, s'est-il empressé de préciser aux journalistes présents. On a simplement discuté de choses et d'autres.»

Avant de préciser: «Il doit se passer de ce comportement provocateur. Ce n'est pas bon pour son image. Il fait des choses pareilles quand il ne se sent pas bien. Plus tard, il aura d'autres chats à fouetter. Si cela devient plus grave, je me sentirai aussi coupable. Maintenant, ce n'est plus le p'tit Vincent de Neerpede. Non, il est une vedette et il doit assumer cela. Il doit gérer cela et se maîtriser.»

Mais Kompany n'était pas le seul fautif aux yeux d'Hugo Broos, qui en voulait aussi à d'autres joueurs: «Ils ont été hautains. J'accepte des circonstances atténuantes - ils étaient douze à jouer un ou des matches avec leur équipe nationale et nous jouons à Valence mardi - mais il n'y avait aucune envie dans cette équipe. Cela ne veut pas dire que je me fais des soucis pour mardi. Je sais qu'ils répondront présent. J'ai à nouveau un bon sentiment, comme avant Benfica. Il faut qu'on y joue le même match qu'au Bayern, avec un résultat différent. On doit donc être moins timides qu'à Lyon et qu'au Celtic, la saison passée. Il faudra qu'on fasse mieux. La différence entre Valence et Benfica est énorme. C'est une équipe très étrange, sans toute grande vedette, mais avec beaucoup de joueurs qui dépassent la haute moyenne. Qui plus est, les Espagnols sont très durs dans les duels et ils forment un véritable bloc.»

Le coach du Sporting doit d'ailleurs encore se tâter pour choisir la tactique idéale.

Un attaquant? Deux? Ou même les trois?

«Laissez-moi y réfléchir. Je ne le sais vraiment pas encore.»

sur la satisfaction du coach anderlechtois. (PHOTO NEWS)

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