SCLESSIN Depuis son arrivée à Sclessin, Serhiy Kovalenko n'a guère eu l'occasion de saisir sa chance. A ce jour, l'attaquant ukrainien ne totalise effectivement que 66 minutes de jeu réalisées au cours de cinq montées au jeu. L'attaquant du Standard aura, ce soir, l'opportunité de multiplier ses statistiques personnelles. Vu la suspension de Sambegou Bangoura pour abus de cartes jaunes et le trop frais retour de blessure de Cédric Roussel, le jeune Ukrainien sera aligné à la pointe de l'attaque liégeoise. Il voit, ainsi, une belle opportunité à saisir. «Je ne vous cacherai pas que j'attendais ce moment avec impatience, avoua-t-il d'emblée. Et c'est assez logique puisque je ne suis âgé que de 20 ans. Maintenant, c'est à moi de saisir cette chance. Je suis, en tout cas, plein d'énergie. Je m'inspirerai des conseils de Sergio Conceiço qui n'est pas avare en la matière. J'espère qu'il se montrera tout aussi positif sur le terrain qu'il l'est au cours de la semaine à l'entraînement.»

Même si ses origines laissent penser le contraire, Serhiy Kovalenko n'a pas appris à dompter les conditions climatiques hivernales. «Je ne suis pas habitué à jouer sur des terrains gelés, remarqua-t-il. En Ukraine, on ne joue pas en hiver.»

Serhiy Kovalenko n'est d'ailleurs pas très attaché à ses racines même s'il voue une admiration particulière à Andreï Shevchenko, le récent Ballon d'Or ukrainien du Milan AC: «J'ai quitté mon pays à l'âge de 15 ans pour rejoindre un centre de formation moscovite. Lors d'un tournoi rassemblant les meilleurs joueurs russes et ukrainiens, j'ai été repéré par les scouts de la Juventus de Turin dont j'ai incorporé les équipes de jeunes avant d'être prêté à Lodigiani Calcio (NdlR: club de Serie C, qui est l'équivalent de notre D 3 et d'où est issu le Romain Francesco Totti). Sincèrement, je n'ai jamais éprouvé le mal du pays. Je me sens bien en Belgique. J'habite dans un appartement situé près de la place Saint-Lambert. La solitude ne me pèse pas du tout. J'ai reçu, récemment, la visite de ma mère durant un mois. Personnellement, j'espère rester, au moins, un an de plus ici car je me plais au Standard. J'appartiens à la Juventus mais le Standard possède une option de location pour une saison supplémentaire...»

Et comme Serhiy Kovalenko ne veut pas musarder en chemin, l'Ukrainien espère bien faire parler toutes ses qualités: «Le football belge est beaucoup plus facile qu'en Italie tant tactiquement et techniquement que par sa vitesse d'exécution qui est beaucoup plus lente. C'est donc idéal pour progresser. J'ai la faculté d'aller facilement vers le but adverse. Je dispose d'une bonne technique de base mais je dois encore l'améliorer. Tout comme mon jeu de tête d'ailleurs.»

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