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Football

«J'aurais dû naître... Hollandais!»

Michel Dubois

Publié le - Mis à jour le

Raymond Mommens (614), Willy Wellens (598), Eddy Snelders (590), Dany Verlinden (580), Guy Vandersmissen (577),... Marc Schaessens le reconnaît spontanément: il détonne dans l'aréopage du club des cinq cent. «Mes quinze prédécesseurs dans ce tableau d'honneur présentent au moins une particularité commune: ils ont tous enfilé ne serait-ce qu'une fois le maillot des Diables Rouges. Cela n'a jamais été mon cas. C'est un de mes deux - légers - regrets. En revanche, si le contact, très concret, que j'ai noué avec Casino Bregenz débouche sur un contrat, je ne déplorerai plus de ne jamais avoir eu l'occasion d'évoluer dans un championnat étranger...»

Marc Schaessens avance une raison pour expliquer l'absence d'un maillot des Diables dans sa garde- robe aux souvenirs: «J'ai quelquefois été trahi par mon caractère bien trempé: je n'ai jamais su la... fermer! Il m'est arrivé à maintes reprises, dans les bonnes années de ma carrière, de m'exprimer à chaud, avec une certaine virulence, puis de regretter, à froid, de n'avoir pas su pondérer mes griefs. J'ai déploré alors de ne pas être né... hollandais. Je suis convaincu que ma franchise parfois un peu abrupte m'a coûté au moins l'une ou l'autre présélection dans le noyau de l'équipe nationale. En Belgique, un joueur est fréquemment jugé davantage sur les propos qu'il a pu tenir dans les médias qu'en fonction de ses prestations sur le terrain. Ce n'est pas le cas aux Pays-Bas. Mon franc-parler explique à lui seul mon absence de cape. Car vous ne me ferez jamais croire qu'un élément qui évolue pendant vingt ans dans un championnat national - et parfois dans l'un de ses clubs de pointe - n'a pas mérité une seule fois d'être distingué par le sélectionneur fédéral.»

Mais Marc Schaessens, le globe-trotter du football belge, ne regrette rien: «Si on m'avait dit, il y a trois saisons à peine, que j'allais peut-être disputer un cinq centième match de championnat, je ne l'aurais pas cru. Même au cours de cette campagne, après quelques semaines de compétition, je ne m'étais pas fixé cette échéance comme objectif. C'est pour cette raison que je suis fier du parcours que j'ai accompli: j'ai été champion - avec le Club Brugeois -, j'ai remporté deux Coupes de Belgique - avec Germinal Ekeren puis avec Westerlo -, j'ai disputé plusieurs matches de Coupes d'Europe. Si je pouvais recommencer ma carrière, j'en déroulerais le fil de la même manière. Mais peut-être que je me mordrais la langue un peu plus souvent...»

Marc Schaessens va franchir le cap des cinq cents matches sans cultiver de rancune: «En vieillissant, j'ai acquis assez de discernement pour faire la part des choses. Un exemple: Hugo Broos était entraîneur de Bruges quand je portais le maillot du Club. Il ne m'a pas souvent fait confiance. Ce n'est pas pour cette raison que notre collaboration m'a laissé un mauvais souvenir. Que du contraire: j'ai toujours classé l'actuel patron sportif d'Anderlecht parmi les tout bons entraîneurs de l'élite.»

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