Après quatre ans et demi à la tête d’Anderlecht, Ariël Jacobs a dit stop hier, quelques minutes après la victoire finale contre le Standard (3-0) et juste après l’avoir annoncé à ses joueurs. Le désormais ancien coach du Sporting n’a laissé aucun doute sur ses intentions. "Quand un entraîneur est entouré de son président et de son manager général en conférence de presse, ce n’est jamais bon signe", a-t-il entamé, avec son éternel humour pince-sans-rire. "Je vous annonce donc que je ne prolongerai pas mon bail ici. J’ai pris cette décision à l’issue des discussions avec la direction."

Ce n’est pas une raison particulière ou l’occasion de s’en aller par la grande porte après le titre qui a décidé Ariël Jacobs. Le Bruxellois a tenté de faire la balance le plus objectivement possible. "Après un titre, on pourrait avoir envie de prolonger mais il ne faut pas toujours écouter son cœur. La raison est meilleure conseil. Avant tout le club, après l’équipe puis enfin les individus. Mon départ va permettre d’instaurer une nouvelle ère ici, un nouvel élan."

Il ne découvrira donc pas la Ligue des Champions la saison prochaine. "Cela n’a absolument pas guidé mon choix. J’espère que Romelu ne marquera pas en finale et que le Sporting sera directement dans les poules. Je serai le premier supporter en tout cas. Les coups de sifflet des supporters n’ont pas eu d’influence non plus. Cela n’est pas entré dans la colonne ‘plus’ou dans la colonne ‘moins’. Le stress ? On sait que cela fait partie du job quand tu es à Anderlecht."

Deux titres de champion et une Coupe de Belgique, cela restera le bilan d’Ariël Jacobs. En l’évoquant, il ne peut s’empêcher de glisser sa pointe d’ironie. "Quatre ans et demi et quatre titres mais vu qu’on divise tout par deux, cela fait donc deux titres. Deux et demi même mais je ne sais jamais ce qu’on doit faire du demi-point. Plus sérieusement, je savais qu’une moyenne d’un titre sur deux est ce qu’il faut à Anderlecht. Je peux donc être satisfait, c’est positif. Je ne retiens pas non plus que le palmarès. J’ai lancé des jeunes, à commencer par Romelu Lukaku mais aussi Fernando Canesin, Dennis Praet et Jordan Lukaku. C’est aussi une réussite."

Se pose maintenant la question de l’avenir d’Ariël Jacobs.. "Je n’ai en tout cas pas besoin de faire un break. Ce sont les coaches de 30 ans qui font ça (NdlR : référence à Pep Guardiola) . Je suis prêt à reprendre directement un emploi."

Les places sont libres à la Fédération et au Standard désormais. "Pour les Diables, je l’ai déjà dit la semaine passée : ce n’est absolument pas une option pour moi. Le Standard ? On verra bien "