Jelle Van Damme est heureux comme un poisson dans l'eau, dans son nouveau club, Anderlecht. Mais dans la ville où il habite - Lokeren - la tension envers l'Anderlechtois monte. Jelle Van Damme a vu le regard de certaines personnes changer depuis la signature de son nouveau contrat. Il est victime au quotidien d'insultes. Il commence à en avoir assez de ces jaloux qui oublient que le football est avant tout un sport. Le transfuge anderlechtois ne compte plus le nombre de menaces ou d'insultes émanant de pseudos supporters à son encontre.

«Récemment, je descendais de ma voiture pour acheter quelque chose dans un night-shop. La terrasse du café voisin était remplie de gens, dont des supporters de Bruges. Ils m'ont menacé et m'ont traité de jeanette. Je crains qu'un jour, ils n'abîment ma voiture. Mon frère a été harcelé par des supporters de Lokeren. Ils l'ont traité de déserteur, puisque je joue à Anderlecht.»

Jelle Van Damme est tellement dégoûté qu'il est sur le point de déménager. Il restera dans la région mais il cherche un domicile hors de la ville, dans la forêt. Ce n'est pas la première fois que Van Damme reçoit des menaces. En 2003, lorsqu'il jouait à l'Ajax Amsterdam, il avait reçu une lettre de menace d'un supporter de Feyenoord.

Biglia impressionné

Victime de l'exclusion de Van Damme, Biglia a raté ses débuts à Saint-Trond. Celui qui est considéré comme un des plus grands talents d'Argentine a été remplacé après 30 minutes de jeu, à la suite de l'exclusion de Van Damme. Il n'a pas refusé de serrer la main de Vercauteren.

«Je comprenais le changement, dit Biglia. Il fallait faire monter un défenseur. Mais je m'étais attendu à ce que quelqu'un d'autre soit retiré. Je dois m'adapter à la façon de jouer.» La demi-heure de jeu de Biglia a suffi pour s'en rendre compte. «Le jeu est totalement différent ici par rapport au jeu argentin. Là, on défend en essayant de garder le ballon dans ses rangs. Ici, tout va très vite. J'ai été surpris par le jeu agressif. On chasse le ballon dans tous les compartiments du terrain et on bouge beaucoup sans ballon.»

© Les Sports 2006