S'il y avait bien un homme qui n'était pas à prendre avec des pincettes hier soir, c'était bien Johan Boskamp. L'entraîneur liégeois ne décolérait pas après l'élimination de ses joueurs: «Si nous avions mis l'occasion que nous avions pour faire 0-2, il aurait été quasi impossible pour les Roumains de renverser la vapeur, a tout de même lâché le Néerlandais. Puis, nous avons perdu suite à une erreur inadmissible de la part d'un joueur 70 fois international. Celui-ci a fait une rentrée latérale au lieu de lancer la balle vers l'avant. C'est une erreur digne d'un joueur de 17 ans. C'est inacceptable. Et nous perdons 2-1...»

Eric Deflandre, puisque c'est de lui qu'il s'agit, ne fuyait pas ses responsabilités après la rencontre. «Sur cette action, Fellaini était bien démarqué, objectait-il. Je lui donne donc la balle mais, malheureusement, le ballon lui a échappé. Je sais qu'on avait demandé de jouer vers l'avant mais j'ai pris, à ce moment, la meilleure décision possible selon moi...»

Michel Renquin tenait, lui, un discours plus posé. «C'est très décevant, admettait l'adjoint de Johan Boskamp. C'est d'autant plus frustrant que nous avons raté l'occasion de faire 0-2, ce qui a finalement été le tournant du match. Le Steaua était chez lui, devant son public, et s'est senti pousser des ailes. En plus, en seconde période, nous étions moins présents sur les ballons.»

Steven Defour ne goûtera finalement pas encore à la Ligue des Champions. L'ancien Genkois devra, comme ses équipiers, se contenter de la Coupe UEFA. Une maigre consolation pour les Principautaires. «C'est une grosse déception, parvenait à dire le joueur de 18 ans. Nous avons pourtant bien débuté la rencontre, avec cette grosse occasion de Jovanovic, qui s'est transformée en but. Nous aurions pu mener 0-2. Au lieu de cela, les Roumains ont égalisé. Ce but a semé le doute dans nos esprits. Nous n'avons malheureusement pas réussi à relever la tête. Nous avions les qualités pour passer mais le Steaua Bucarest s'est montré le plus efficace.»

Fellaini était comme les Standardman hier soir: il n'avait pas la mine des grands jours. «Il n'y a rien à dire, lâchait-il. Nous avons bien débuté le match, dominant même la première période. Nous n'avons toutefois pas réussi à gérer la pression. Nous étions si près du but que cela rend l'élimination d'autant plus difficile à digérer. Dans, les vestiaires, tout le monde était triste. Sur le deuxième but de nos adversaires, je contrôle le ballon mais celui-ci reste calé en dessous de ma semelle. Le deuxième but nous a coupé les jambes. Avec cette erreur personnelle, cela est plus difficile pour moi d'accepter ce qui s'est passé...»

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