Jonathan Legear a quitté le stade le cœur léger. "C’était un match compliqué pour les deux équipes", observait "Jona". "Le Standard ne nous a pas laissés jouer. Mais on a vu un meilleur Anderlecht en seconde période, de quoi faire le bonheur des spectateurs. Nos deux buts ne sont pas très orthodoxes, mais ça fait partie du foot L’important, aussi, était que le match restait fair-play. Beaucoup de gens l’avaient demandé et on l’a fait : le match a été correct."

Legear a lui-même dû prendre le dessus sur ses équipiers pour pouvoir frapper le penalty. "Nous sommes trois tireurs désignés : Gillet, "Wasyl" et moi. C’est celui qui se sent bien qui peut frapper. J’étais le premier avec le ballon en main, car j’estimais que j’avais droit à ma chance. Après tout, je fais partie de ceux qui avaient marqué un penalty contre le Partizan ! Malgré la demande du public, "Wasyl" n’était pas déçu. Il n’y a en tout cas rien à lui reprocher : il a abordé cette rencontre comme n’importe quelle autre. Avec énormément d’envie et de hargne "

De nombreux regards ont en effet suivi le comportement du Polonais comme celui de Van Damme. Legear a profité de l’occasion pour chambrer son ex-équipier. "Jelle a joué ? Ah bon ? Pendant ce match, je ne l’ai pas vu ! C’est aussi grâce à nous : nous l’avons effacé en lui mettant la pression, comme le coach l’avait demandé. Nous savons que dans ces conditions, Jelle a du mal à faire le jeu Le penalty n’était pas un cadeau de sa part. C’était juste une faute, malheureuse pour lui et heureuse pour nous. Pour le reste, je n’ai pas parlé à Jelle : je n’ai jamais eu beaucoup de contacts avec lui."

Convoité, notamment par Everton, l’ailier du Sporting a aussi fait le point sur son avenir proche. "Je sais qu’il y avait beaucoup de monde dans les tribunes pendant ce match. Il reste sept jours de mercato : beaucoup de choses peuvent arriver. Je me sens bien à Anderlecht mais dans trois jours, je serai peut-être parti. Si j’ai déjà des contacts avec un club ? Ça, je le garde pour moi "