Milan Jovanovic est-il venu spontanément livrer sa dernière interview samedi soir après avoir remporté son second trophée en Belgique "ici aussi 25 ans après la dernière fois" ? Avec le "Serpent", on ne peut jamais jurer de rien. Laszlo Bölöni l'a déjà compris et se contente de signaler qu'il ne "se casse pas la tête. Jova va rester, il est mon joueur et je bosse avec lui". Le problème pour le Serbe est toutefois plus complexe. S'il dispute une seule minute de jeu mercredi contre Liverpool, il ne pourra plus jouer en Coupe d'Europe, que ce soit en C1 ou en UEFA, cette saison. Pour être vraiment précis, un autre club pourrait l'ajouter à sa liste uniquement à partir des 8es de finale, uniquement en Coupe de l'Uefa et seulement si le Standard n'est pas reversé à un moment ou un autre dans la C2. Aux yeux des recruteurs de tous les clubs européens, il perdrait donc de sa valeur et ses chances de rester au Standard gonfleraient d'un coup. "Vais-je jouer mercredi ? C'est une question difficile. D'abord pour des raisons physiques - car il me faut encore un ou deux matches complets pour retrouver mon meilleur niveau - ensuite pour les raisons que vous connaissez, lâche-t-il. Je ne veux pas focaliser l'attention sur moi. Avec ou sans Jovanovic, le Standard doit vivre. C'est le club le plus important et je dois respecter mes équipiers et le coach." En tout cas, il ne ferme pas la porte au Standard. "Si personne ne m'achète, je devrai rester mais si un club paye, le Standard ne sera pas perdant. Le Standard restera mon club préféré, celui qui m'a donné ma chance mais on doit comprendre mes aspirations après avoir joué en souffrant de blessures pendant un an. Si je pars, je pleurerai le club de mon coeur. Si je reste, je ne pleurerai pas d'être encore ici. Et dans ce cas, je suis certain que je pourrai encore beaucoup apprendre avec notre entraîneur. Notre relation est bonne."