Christian Kabasele revient sur ses trois premiers jours dans le noyau des Diables.

Tout va très vite pour Christian Kabasele. Lundi, le défenseur central profitait des forfaits de Dedryck Boyata et de Nicolas Lombaerts pour décrocher une place dans le groupe appelé à disputer le prochain Euro . Mardi, il s’entraînait, pour la première fois, avec l’équipe nationale et mercredi, il s’asseyait sur le banc du stade Roi Baudouin et fêtait, par la même occasion, sa première sélection internationale. Une heureuse progression qui ne lui a pas fait perdre la tête.

Comment se passe votre intégration dans ce groupe ?

"Tout va bien, tout le monde me met à l’aise. Je suis plus proche d’Axel Witsel car je le connais depuis un petit temps. Nous avons le même beau-frère, c’est-à-dire que sa sœur est en couple avec la sœur de ma copine. Nous avons eu l’occasion de nous croiser en dehors du football et il eu la gentillesse de prendre sous son aile dès mon arrivée dans le groupe."

Combien de messages de félicitations avez-vous reçu depuis votre sélection ?

"Une bonne centaine, au moins. Même des numéros que je ne connaissais pas ont essayé de me contacter."

Ce sont peut-être des agents qui vous téléphonent pour vous proposer un transfert ?

"Cette sélection peut changer beaucoup de choses, mais, sincèrement, je ne suis pas occupé avec tout ça pour le moment."

Pas trop impressionnant de débarquer au milieu de stars internationales ?

"Pour être honnête, j’ai l’impression d’être à Genk car les gens sont extrêmement normaux. Personne ne se prend la tête. C’est vraiment un bon groupe, même si je dois reconnaître qu’au début, c’était impressionnant. Samedi, j’ai regardé le match en Suisse comme un simple téléspectateur et trois ou quatre jours plus tard, j’étais avec eux. Ça fait quelque chose."

Étiez-vous stressé ?

"Oui, un petit peu. Mais dès le premier entraînement et les premières touches de balle, j’ai oublié tout ça et je me suis uniquement concentré sur mon travail. Dès que le sélectionneur m’a téléphoné, je suis passé de l’autre côté de la barrière en oubliant mon côté supporter pour faire partie de ce groupe."

Finalement, le moment le plus stressant était-il votre bizutage ?

"Ça s’est plutôt bien passé pour moi. Mardi soir, j’ai chanté la chanson de Drake, One dance . Mais je ne vais pas la refaire devant vous." (il sourit)

Quelles seront vos ambitions durant les prochaines semaines ?

"Je prends cette expérience comme un commencement, pas un aboutissement. Je dois travailler pour passer du statut de remplaçant du remplaçant, à remplaçant puis, peut-être, titulaire. Je dois mettre les bouchées doubles et je sais ce que je dois faire pour y parvenir."

Pensez-vous avoir une chance de jouer ?

" J’ai eu une discussion avec l’entraîneur dès mon arrivée. Il m’a bien fait comprendre comment il voulait m’utiliser, mais ce qui s’est dit entre nous, je préfère le garder pour moi. Je vais juste devoir être présent à l’entraînement et lui prouver qu’il pourra, à tout moment, compter sur moi durant la compétition. Tout peut arriver dans un tournoi et je me dois d’être prêt quand le bon moment viendra."

Souvent, les joueurs de D1 belge disent qu’un entraînement des Diables est plus difficile qu’un match de championnat. Vous confirmez ?

"Lors d’un exercice d’opposition, j’ai vu que ça allait vraiment vite. Je dois m’adapter à ce rythme le plus rapidement possible pour montrer que je peux être davantage que le remplaçant du remplaçant."