L'ailier d'Everton Kevin Mirallas est le Diable Rouge qui connaît le mieux le football grec. Et pour cause puisqu'il en a été un des fleurons sous le maillot d'Olympiacos de 2010 à 2012. 

Deux titres, une coupe, meilleur buteur et joueur de l'année composent la riche collection de trophées ramenée de son odyssée. "Rien que de très beaux souvenirs", a-t-il d'ailleurs rappelé jeudi au terme de l'entraînement de l'équipe nationale à Tubize.

"Ce furent en effet deux magnifiques années dont je conserve beaucoup d'amis. Je connais encore pas mal de joueurs, dont certains figurent dans la sélection pour le match de samedi. Celui-ci sera donc assez particulier pour moi, d'autant que je n'exclus pas de retourner un jour là bas. Mon fils y est né et je m'entends très bien avec le président d'Olympiacos. Mais bon je me sens parfaitement à l'aise en Angleterre pour le moment..."

Mirallas, 29 ans, est loin de considérer la Grèce comme un adversaire négligeable, malgré l'échec total qu'elle a subi lors des qualifications à l'Euro-2016 où elle n'a même pas devancé les Iles Féroés dans le Groupe F.

"Ce n'est plus l'équipe ultra-défensive championne d'Europe en 2004", précise Mirallas, "mais on peut quand même s'attendre à se retrouver face à un onze très compact", prévoit-il. "Il faudra marquer vite pour espérer bénéficier d'espaces..."

Sociétaire d'Everton depuis cinq ans, Mirallas y est toujours sous contrat jusqu'à l'été 2018. Mais avec à peu près le même statut de supersub qu'en sélection, où il n'a plus figuré au coup d'envoi d'une rencontre depuis le quart de finale du mondial 2014 contre l'Argentine (0-1) à Brasilia. Il était même absent du groupe emmené à l'Euro en France par Marc Wilmots.

"Diverses blessures ont fait chuter mon temps de jeu à Everton et par ricochet chez les Diables", explique-t-il. "Mais me revoilà et non sans ambition. L'exemple de Dries Mertens montre qu'un supersub peut devenir titulaire. Mon poste préféré est justement celui habituellement occupé par Eden Hazard qui comme vous le savez a déclaré forfait à cause d'une blessure au mollet. Donc j'y crois, mais c'est le coach qui décide. Il me connaît bien, et sait aussi que mon entente à Everton avec Romelu (Lukaku, ndlr) fonctionne à merveille. J'espère que cela va jouer en ma faveur, même si je ne suis évidemment pas le seul candidat pour cette place...", conclut Kevin Mirallas.