ANBDERLECHT Ce qui se passe depuis quelques jours avec Vincent Kompany (NdlR: voir ci-dessous et nos éditions d'hier) est, évidemment, assez symptomatique des moeurs en vigueur dans le football. Dès lors, pourquoi celui qui est, tout simplement, le plus grand talent belge actuel échapperait-il à une forme de surenchère liée, précisément, aux extraordinaires qualités individuelles d'un formidable joueur? C'est, bien sûr, impossible. Au fil des excellentes prestations qui ont été les siennes depuis qu'Hugo Broos l'a titularisé, Vincent Kompany est devenu une proie. Jusque-là, rien d'anormal. La loi du milieu est ainsi faite. Elle est la même pour tous. Elle écorne sérieusement toute pureté idéologique mais, dès l'instant où tout le monde s'en sert, comme Anderlecht le fit déjà et comme le Standard le fit récemment encore à propos d'un autre jeune du Sporting promis lui aussi à un bel avenir: Anthony Vandenborre, pourquoi y aurait-il lieu de s'étonner? Pourtant, c'est le cas à propos de Vincent Kompany, et pour deux raisons au moins. D'une part, le virage, à 180 degrés, opéré dans cette affaire laisse pantois. D'autre part, le conflit d'intérêts qui en résulte d'un strict point de vue moral débouche sur la question suivante: est-il normal que le manager de Vincent Kompany ait des liens aussi étroits avec l'un des décideurs principaux d'Anderlecht? La réponse est: non! Et pourquoi? Parce que c'est malsain. Tout bonnement...

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