Lorsque Vincent Kompany a disputé les quarante dernières minutes de Bayern Munich - Hambourg, vendredi passé, nous pensions que le bras de fer entamé (et rapidement avorté) avec son club pendant les Jeux olympiques allait rapidement se tasser. C'était une grosse erreur. A la première occasion venue, le club allemand l'a refoulé à Manchester City pour 8,5 millions d'euros soit deux de moins que la somme versée à Anderlecht.

"Nous avons pourtant fait une bonne affaire", se réjouit Bernd Hoffman, le président du Hambourg SV. Et Vincent, qui ne s'est pas encore exprimé, possède sans doute le même avis.

Si les " Citizens" attendaient les tests médicaux passés hier soir pour officialiser le transfert, il ne fait plus de doute. Il deviendra le quatrième plus gros transfert d'un joueur belge, à égalité avec Emile Mpenza mais après Daniel Van Buyten (11,25 millions du Standard à Marseille et 10 millions de Hambourg au Bayern) et... lui-même.

Cela met un terme à une aventure de deux ans qui est loin d'avoir totalement répondu aux grosses attentes que dégageait le talent de " Vince The Prince" . A l'époque plus gros transfert du club hanséatique, il a connu une saison de galère perturbée par les blessures avant de livrer une saison moyenne l'an passé où, mentalement, le décès de sa mère l'a fortement et logiquement affecté. Ces moments difficiles lui ont coûté quelques écarts disciplinaires déjà mal perçus. Ceux-ci n'étaient toutefois que broutilles par rapport à son refus de rentrer en Allemagne après Belgique - Chine, comme initialement convenu. Vincent regrettait que son club n'ait pas accédé à ses aspirations. Son (ex-) club, qui le rémunère, n'a jamais admis cette opposition à son autorité. La conférence de presse de Kompany à son retour à Hambourg, où il ne montra aucun sentiment de repentir, démontrait bien que la relation avait atteint un point de non-retour.

"Pendant deux ans, il n'a pas non plus répondu à nos espérances", ajoute M. Hoffman.