La Gantoise 0-0 Standard. 20 h samedi soir à Gand. Grosse ambiance dans le vestiaire du Standard. Non, les Liégeois ne fêtent pas le 0-0. Ils rendent hommage à leur vice-capitaine, capitaine tout court pour beaucoup d’entre eux. Réginal Goreux a joué son dernier match en rouche.

Il quitte le Standard après dix-sept ans passés dans le club pour rejoindre la formation russe de Krylia Sovetov Samara.

"Je pars avec un sentiment mitigé", confie le back droit de 25 ans. "Malgré le changement de direction, je voulais rester au Standard et grandir dans ce club pour l’amener le plus haut possible, gagner quelque chose chaque année, que ce soit un titre, une Coupe ou un ticket européen. Mais la direction manque d’ambition. Le mieux était de partir ."

La direction vous a-t-elle poussé vers la sortie ?

Non. Je ne pensais pas partir, en tout cas pas durant ce mercato , mais il y a eu une offre et il n’y a pas eu de contre-proposition du Standard qui aurait pu estimer devoir me garder. Donc les choses étaient claires. Au Standard, il n’y a plus de place pour les clubmen. J’étais arrivé à un stade où je pouvais vraiment m’installer, devenir plus qu’un titulaire, mais on en a voulu autrement. C’est ainsi. J’espère que tout se passera bien sur le plan sportif En tant que supporter du Standard, je suis inquiet. Certaines personnes - je pense à Lucien D’Onofrio et Pierre François - ont amené le club au sommet et en un an et demi, on a perdu un peu de l’aura qu’on avait acquise

Malgré votre transfert virtuellement acquis, vous avez tenu à jouer contre La Gantoise…

Je n’ai pas encore signé à Samara donc je reste un joueur du Standard. J’étais là pour faire honneur à mon coach qui, au passage, n’a pas l’équipe qu’il mérite pour l’instant. C’est un coach ambitieux qui a besoin d’autres joueurs pour pouvoir amener le club au sommet.

Pour votre dernier match, vous aviez le brassard de capitaine.

C’est un cadeau que le coach m’a fait. Si j’avais pu marquer le but de la victoire, cela aurait été parfait. J’ai eu l’occasion de le faire. Mais, à l’instar de mes coéquipiers, j’ai manqué de lucidité. Un intérieur du pied placé aurait été plus judicieux qu’un tir dans le plafond.

Quel est votre programme pour les prochains jours ?

Les accords sont là, mais il reste quelques détails à régler. Et tant que tout n’est pas signé, rien n’est fait. Donc je serai encore là lundi, peut-être mardi aussi. Ensuite, une fois que ce sera officiel, je rejoindrai le club en stage à Belek..

À quoi vous attendez-vous dans votre nouveau club ?

Mon objectif est de rentrer dans le championnat russe, un championnat qui essaie de grandir car il va accueillir la Coupe du Monde 2018. C’est cela qui attire les joueurs dans cette compétition. Je vais essayer de faire mon trou dans mon nouveau club et de rebondir dans un club à Moscou, pour continuer à jouer la Coupe d’Europe chaque année.

Il y a aussi beaucoup d’argent en Russie…

Je ne pars pas du Standard pour gagner davantage d’argent ! Si on m’avait donné la moitié au Standard, je serais resté. L’argent, c’est bien mais cela ne fait pas tout.