L’affaire Leekens, pas dans le sac
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L’affaire Leekens, pas dans le sac

Thomas Busiau

Publié le - Mis à jour le

On voit mal l’Union Belge ne pas trouver un accord définitif dans les prochains jours pour que Georges Leekens soit son sélectionneur. Il y a en effet des limites au ridicule que la fédération ne peut plus franchir. Pourtant, cette catastrophe n’est pas à exclure.

Hier, pour la troisième fois, la direction courtraisienne et les pontes de l’UB se sont réunies. Courtrai est d’accord d’œuvrer dans l’intérêt du football belge, mais "dans une opération où tout le monde est gagnant." Et le club flandrien ne s’estimera dans cette tranche que s’il touche une somme nette supérieure à 150000 euros. L’UB n’a toujours pas cédé. Parce qu’une étude approfondie du dossier Advocaat - qui devrait bel et bien se terminer devant les tribunaux - a établi que la fédération devait davantage miser sur 400 000 € que sur un million de dédit ?

L’accord définitif entre l’Union Belge et Georges Leekens n’a toujours pas été trouvé non plus. Les deux parties devaient finaliser cela hier mais la réunion a été reportée à lundi. Le désaccord actuel porte moins sur les chiffres que sur la construction du contrat.

Théoriquement, Georges Leekens doit annoncer sa sélection pour Belgique - Bulgarie (19 mai) lundi midi, mais aucune conférence de presse n’a été officialisée. Philippe Collin espérait débarquer ce samedi devant le comité exécutif avec un dossier ficelé. Ce sera loin d’être le cas et les membres présents ne manqueront pas de l’interpeller sur cette manie de "tout faire à l’envers".

Quant à la position de Marc Wilmots, le flou n’est toujours pas levé. Jeudi, Georges Leekens a eu un long entretien avec lui au terme duquel il déclarait que "tout était positif" et que "nous allons travailler ensemble sans hiérarchie. Je serai le coach, Marc sera l’entraîneur. Tout est clair, nous avons la même optique".

Pourtant, Marc Wilmots refuse toujours de s’exprimer et de confirmer les contours de son avenir. Simplement parce que Leekens n’a pas encore signé et que tout peut basculer ou parce que ses touches avec le Standard sont bien réelles ? Certains nous assurent qu’il ne dispose d’une clause libératoire que pour une aventure à l’étranger. D’autres qu’il peut aussi se libérer pour un poste de "T1" en D1 belge.

Georges Leekens doit aussi rencontrer Bert van Lingen lundi. Chacun s’attend à ce que la Russie le débauche quelques jours après l’officialisation de l’arrivée d’Advocaat (supposée le 17 mai). A confirmer

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