BELGRADE Le bilan de l'entrejeu belge est mitigé.

D'un côté, les médians ont fait front pour enrayer les attaques serbes. D'un autre côté, ils ont peiné à la construction.

Résultat: peu d'actions de part et d'autre, même si, au final, Jestrovic et Cie auraient sans doute mériter un but. Les maladresses des attaquants serbes conjuguées à l'immense talent de Proto en ont décidé autrement.

Parmi les satisfactions, on retiendra donc la prestation de Roberto Bisconti. Le milieu de terrain de Nice a parfaitement rempli sa mission en jouant à la perfection son rôle de pare-chocs devant la défense.

«J'ai joué à ma position favorite, commente le Diable Rouge, préféré à Karel Geraerts. C'est à cette place que j'avais débuté en Espagne avant de devoir glisser sur le flanc après l'exclusion d'Eric Deflandre. J'aime courir, récupérer les ballons et casser les offensives de l'adversaire. Cela dit, je ne pense pas que j'aie disputé mon meilleur match en équipe nationale. J'avais préféré la victoire aux Pays- Bas.»

Au Philips Stadion, l'ex- Standardman avait joué derrière Sven Vermant. Samedi, en Serbie, il a formé un excellent tandem avec Yves Vanderhaeghe, l'autre vétéran chez les Diables: «31 ans et 35 ans. C'est vrai que cela fait beaucoup. Mais ce n'est pas pour cela qu'on est lents. On a super bien travaillé ensemble. Moi, je suis descendu très bas pour arracher les ballons et je laissais Yves Vanderhaeghe remonter le terrain. L'âge, on ne le sent qu'après la rencontre. Moi, par rapport à avant, j'ai besoin de plus de temps pour récupérer.»

Le duo mériterait d'être revu à l'oeuvre, lors des prochains matches de qualification. Mais le retour de Timmy Simons pourrait modifier la donne.

«Ce ne serait pas grave de perdre ma place au profit de Timmy. Je ne suis pas là pour polémiquer et foutre la m... dans le groupe», lance le Bis de Nice.

Malgré un tempérament de bagarreur sur le terrain... Samedi soir, Roberto Bisconti n'a pas hésité à mettre le pied pour récupérer le ballon. Il a livré un match à la belge, plein de détermination.

«La chaleur aurait pu nous empêcher d'y aller à fond. En quittant l'hôtel, on a suffoqué un moment. Mais arrivés au stade Maracana, on s'est tous dit qu'on devait être fiers de porter ce maillot et qu'il fallait se donner sans compter. C'est ce qu'on a fait. Et, concernant ces duels, je peux vous assurer que ce n'est rien comparé aux rencontres de Ligue 1 avec Nice, quand on va à Bastia ou à Ajaccio. Au cours de ces matches-là, on se rentre vraiment dedans. Encore pire que samedi. Ce qui est dommage, c'est que les arbitres français donnent plus rapidement des cartons...»

En attendant la suite des événements, Roberto Bisconti va profiter de quelques jours de repos.

«Je rentre à Nice et je vais essayer de prendre quelques jours de vacances avec ma femme histoire de fêter nos 13 ans de mariage, conclut-il. Les enfants ne peuvent pas nous accompagner car ils vont à l'école. Concernant mon avenir, je ne m'en fais pas: j'ai encore un an de contrat, j'attends un signe des dirigeants. Je sais qu'ils comptent sur moi.»

à Koroman, s'est très bien entendu sur le terrain avec

Yves Vanderhaeghe. Les deux médians ont bien enrayé les offensives serbes. Mais ils n'ont pas été dangereux. (PHOTO NEWS)

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