Le VAR, l’arbitrage… et l’engagement étaient au coeur des débats d’après-match.

Un match disputé, haché, engagé. Appelez-le comme vous voulez, mais ce Standard-Bruges a été marqué par un nombre conséquent de fautes. Le record de fautes sur un match de Pro League cette saison a même été battu.

"Le match a été engagé des côtés", s’accordaient à dire Michel Preud’homme et Philippe Clément en conférence de presse. "Ce n’est pas facile de produire du beau football sur ce terrain de quatrième provinciale", pestait pour sa part le coach brugeois. "Par moments, ce match ressemblait plus à du rugby."

Avec en prime un plaquage signé Balanta sur Oulare. Mais ni l’arbitre, ni le VAR ne sont intervenus. "Dans ce genre de rencontres, la décision tombe sur un détail et elle aurait peut-être dû tomber en première période. D’après ce que j’entends, tout le monde s’accorde à dire qu’il y avait penalty sur Obbi", indiquait MPH.

Un penalty flagrant. "Sur le duel avec Balanta, il me fait une prise de judo. Je ne comprends pas…", précisait pour sa part Oulare. "Mais l’arbitre a pris sa décision et je ne peux rien y faire. Dès que j’ouvre les bras on siffle contre moi alors que j’ai l’impression qu’il faut que je sois découpé pour qu’on siffle en ma faveur."

Mais ce n’est pas la seule décision litigieuse prise par Monsieur Visser mercredi soir. En deuxième période, on s’est demandé comment le très (parfois trop) puissant Krmencic n’avait pas été averti. Et comment Simon Deli n’avait pas reçu de deuxième carte jaune suite à une énième faute sur Carcela, dont les chevilles ont une nouvelle fois dégusté.

MPH : "Une mentalité parfaite"

Mais cette fois, le feu follet marocain ne s’est pas laissé sortir de la rencontre. Il s’est même battu jusqu’au bout, en récupérant un ballon important à la 85e minute, en bon capitaine. Un geste qui est le symbole d’un changement de mentalité au Standard.

Amorphes à Courtrai, les Liégeois ont montré un tout autre visage ce mercredi, principalement en deuxième période. "La mentalité a été parfaite", résumait MPH. "Les joueurs ont montré qu’ils étaient capables de mettre beaucoup d’intensité et il faut désormais se comporter de la sorte durant chaque rencontre. Cette mentalité qui a parfois fait défaut m’inquiétait plus que le fond de jeu ces dernières semaines et j’ai vu un changement. On faisait preuve de naïveté ces derniers temps. Mais aujourd’hui, on a montré qu’on pouvait faire autre chose, ce qui est très important dans le foot belge. Ce n’est peut-être pas le cas en Espagne par exemple mais en Belgique, on voit des équipes bien classées en jouant avec beaucoup d’intensité. Je préfère évidemment jouer au foot mais les équipes qui tentent de produire du jeu ne sont pas spécialement plus protégées. Donc on va jouer comme on peut jouer en Belgique, avec plus d’intensité."

Au prix de l’efficacité. Quitte à ce que les rencontres des Rouches soient moins agréables à regarder.