Deux personnes ont péri et des dizaines ont été blessées dans l’atterrissage d’urgence d’un Tupolev-154 qui s’est brisé en deux avec 160 personnes à bord à l’aéroport Moscou-Domodedovo samedi, posant de nouveau la question de la sécurité d’un parc vieillissant.

C’est dans cet avion que les Diables Rouges s’étaient rendus en Russie le 16 novembre, pour y affronter l’équipe nationale russe en match amical le lendemain à Voronezh, à 500 km de Moscou. Le vol avait été détourné en raison du brouillard sur Moscou, où la délégation belge avait dû passer la nuit, ce qui n’était pas prévu.

L’atterrissage à Moscou avait été mouvementé, et des bruits de moteur inquiétants avaient déjà alors été entendus.

La carcasse de l’avion de ligne, brisée en deux au niveau du premier tiers, gisait dans les arbustes enneigés, selon des photos prises par un passager avec son téléphone. Les journalistes et photographes présents à l’aéroport ne pouvaient pas samedi soir accéder au lieu de la catastrophe.

Une trentaine de passagers rescapés étaient réunis, hagards, dans l’aérogare de l’aéroport Domodedovo, au sud de la capitale russe, dégageant une forte odeur de kérosène, après que les ambulances eurent fini leur ballet au dehors.

"Il y avait à bord 168 personnes dont 8 membres d’équipage; il y a deux morts et 48 blessés", a indiqué le ministère des Situations d’urgence.

Le ministère de la Santé a déclaré de son côté que 83 personnes avaient été hospitalisées. Une dizaine se trouvait dans un état critique, selon une source médicale citée par Ria-Novosti. Le comité d’enquête des transports aériens a indiqué que l’accident était survenu peu avant 15 h locales (13 h en Belgique) alors que l’appareil avait décollé d’un autre aéroport de la capitale russe, Vnoukovo (sud-ouest), pour le vol 372 à destination de Makhatchkala, la capitale du Daguestan. Le Tupolev-154, un triréacteur qui a effectué son premier vol commercial en 1972, a été un des appareils les plus utilisés dans l’ex-Union soviétique. (D’après Belga)