Quand un club belge débourse la bagatelle de 3,5 millions d'euros pour un joueur, celui-ci est évidemment attendu au tournant. Jan Polak n'échappe pas à la règle : aujourd'hui, celui qui appartient au top 3 des transferts les plus chers de l'histoire du Sporting (avec Boussoufa et Biglia) est régulièrement l'objet de vives critiques : son rendement est nettement en dessous des attentes.

Après des premières semaines assez mauvaises, l'international tchèque sembla définitivement lancé en octobre : il avait enfin été décisif à Genk (avec un assist pour Akin) et à Roulers (il signa un but et provoqua un penalty). Hélas pour les Mauves, Polak n'a, ensuite, pas échappé à la faillite collective de ces dernières semaines.

"Les gens disent que je dois être un leader, remarque Polak. Je veux bien assumer ce rôle, je pense en avoir les capacités, mais cela ne se fait pas du jour au lendemain."

Le Tchèque marque un point : il faut lui laisser le temps de s'adapter. Mais il est tout de même anormal qu'après plus de trois longs mois, il apporte si peu à l'équipe.

L'une des raisons essentielles de son faible rendement est tactique. "Quand nous jouons tous les deux médians défensifs, nous nous marchons sur les pieds", avait dit, à raison, Biglia. Ariël Jacobs tenta de résoudre le problème en alignant le Tchèque davantage sur la droite face au Standard. Résultat : il fut l'un des... moins mauvais Anderlechtois sur la pelouse et eut un éclair de génie avec une superbe passe pour Goor, qui galvauda cette opportunité en or.

"C'est la première fois depuis que je suis à Anderlecht que je touche autant de ballons, confie Polak. Mais c'était aussi dû au fait que le Standard ne jouait pas sur l'homme. En fait, j'évoluais dans l'axe, avec la tâche d'aider Wasilewski sur son flanc en cas de besoin."

Adieu déjà, le fameux rôle de box-to-box dont tout le monde avait tellement parlé ? Force est de constater que Polak est davantage un médian défensif qu'un joueur du type Lampard ou Gerrard... Ariël Jacobs doit déjà être en train de cogiter pour savoir à quelle place il alignera Polak jeudi !

Une chose est sûre : l'ancien joueur de Nuremberg a surtout besoin de confiance. Comme tous les Anderlechtois...