Mis en cause dans une affaire de matches arrangés en Grèce à l'époque où il entraînait l'Atromitos Athènes (2015), le coach du Standard Ricardo Sa Pinto a tenu à réagir dans un communiqué où il a affirmé n'avoir "aucune connexion" avec l'affaire qui secoue le football grec en ce moment. "Je souhaite communiquer qu'à ce jour, je n'ai été contacté par aucune entité judiciaire grecque et que rien ne m'a été signifié", a écrit le coach Portugais.

"Lorsque j'entraînais l'équipe portugaise de Os Belenenses, je me suis rendu de ma propre initiative en Grèce où j'ai expliqué que je n'avais aucune connexion avec cette affaire. Suivant ce témoignage, la justice grecque a décidé d'abandonner les charges qui pesaient indûment contre moi", a conclu Sa Pinto qui s'était déjà justifié dans les médias portugais mardi soir.

Mercredi matin, le nom du coach portugais figurait dans une liste de 28 personnes citées par la justice grecque dans le cadre d'un scandale de corruption et de matches arrangés. À l'époque des faits en février 2015, l'entraîneur du Standard était à la tête de l'équipe de l'Atromitos Athènes, club suspecté d'avoir arrangé un match avec l'Olympiacos perdu 2-1.

Le club le plus titré de Grèce est d'ailleurs au cœur du scandale avec son président controversé Evangelos Marinakis, accusé entre autres de corruption. L'ancien président de la fédération grecque de football Giorgos Sarris est lui aussi inquiété tout comme les dirigeants de l'Atromitos, du Veria et de Levadiakos. Des arbitres et des joueurs figurent également sur cette liste et sont appelés à comparaître devant la justice grecque dans quinze jours.