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"L'équipe de France ne meurt jamais" (et autres réactions)

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"Il y a une suite, l'équipe de France ne meurt jamais", a commenté mardi le sélectionneur Raymond Domenech à l'issue de la défaite des Bleus face à l'Afrique du Sud 2-1 et son élimination du Mondial. Il a souhaité "une bonne chance" à son successeur, Laurent Blanc.

Raymond Domenech, qui était sélectionneur depuis six ans, n'est pas "en ce moment" dans "les bilans". Interrogé par TF1 à l'issue du match, il s'est dit "triste" parce que "cette équipe a un vrai potentiel".

"Je suis triste. Je souhaite une bonne chance à mon successeur et à l'équipe de France. Parce que j'ai aimé l'équipe de France, ça été des moments extraordinaires. Il y a une suite, l'équipe de France ne meurt jamais", a-t-il déclaré.

"Elle va continuer et, je vous assure, il y a un vrai potentiel. Il y a des joueurs derrière qui ont une envie de faire quelque chose. Et cette équipe a tout pour réussir, avec ce qui arrive derrière. Alors je souhaite bonne chance à tout ce qui arrive derrière", a-t-il dit.

Le président de la Fédération française de football (FFF), Jean-Pierre Escalettes, a jugé mardi qu'"il était temps" que le Mondial-2010 s'arrête pour les Bleus, après l'élimination des vice-champions du monde au premier tour du tournoi.

"Cette page, il faut la tourner. Ce Mondial, il était temps qu'il s'arrête pour nous", a déclaré sur TF1 M. Escalettes qui parlait depuis Bloemfontein, alors que les Bleus ont terminé le tournoi à la dernière place du groupe A, avec un match nul et de deux défaites au compteur.

"Le piètre résultat sportif, un point sur neuf et pas une seule victoire, je retiens cela", a-t-il ajouté. Interrogé sur l'analyse qu'il faisait de ce fiasco, le président de la FFF a estimé qu'il fallait "faire un bilan sans complaisance" concernant ses causes.

Il a toutefois refusé de tirer des conclusions pour le moment, expliquant qu'il attendait la prochaine réunion du Conseil fédéral, prévue début juillet, pour cela. "Il n'y a pas le feu. On ne va pas prendre une décision d'ici demain qui serait regrettée, ridicule", a souligné le président, ajoutant: "Le président ne sera exempt de l'analyse, ni le conseil fédéral, ni le club France, ni l'entraîneur, ni les joueurs, ni le staff médical. Tout le monde sera sur la sellette et aura à donner des explications".

Concernant sa propre situation à la tête de la FFF, M. Escalettes a déclaré que "la démission d'un président est une décision personnelle". "Si j'étais mis en minorité par l'Assemblée fédérale, il n'y aurait pas à réfléchir. Ce n'est pas dans ma nature d'abandonner le navire en perdition", a-t-il poursuivi.

Revenant sur la grève de l'entraînement décrétée par les joueurs dimanche, au lendemain de l'exclusion de l'équipe de Nicolas Anelka, il s'est dit "meurtri" par ce qui s'est passé, jugeant que "le football français a fait honte à son pays".

"J'ai fait tout pour l'éviter. J'ai tout dit aux joueurs et je n'étais pas le seul. Je leur ai expliqué les dégâts, les dangers, l'avenir mais je n'ai pas été entendu", a regretté M. Escalettes.

"Je ne vais pas mettre tous les joueurs dans la responsabilité de cet évènements. Il y a à trouver, là aussi, quels sont les responsables", a-t-il prévenu. Anticipant l'avenir de l'équipe de France, il a souhaité que l'échec des Bleus en Afrique du Sud débouche sur "une reconstruction".

"Elle se fera autour de Laurent Blanc, de Jean-Louis Gasset, de l'équipe qu'il mettra en place avec nous, de la gouvernance qu'il voudra pour cette équipe de France", a-t-il détaillé. "J'ai confiance en Laurent. J'ai confiance dans la maîtrise de cette homme, grand joueur, grand entraîneur, mais je sais qu'il aura du pain sur la planche", a ajouté Jean-Pierre Escalettes.

Carlos Alberto Parreira (sélectionneur de l'Afrique du Sud): "Nous avons eu des occasions, je suis très fier des joueurs, de la façon dont ils ont joué dès le début, pendant 90 minutes, on n'est pas passé loin de se qualifier..."

Djibril Cissé (attaquant de la France): "Je suis déçu... Inéluctable? Non, on a très bien commencé ce match, on a eu des occases, en marquant les premiers, on aurait pu créer l'exploit, mais on n'a pas su les mettre au fond."

Florent Malouda (milieu de l'équipe de France, au micro de TF1): "C'est vraiment dommage, mais vu ce qui s'est passé lors des derniers jours, cela aurait été un miracle de faire autrement. Sur leur première occasion cela fait but, après il y a l'exclusion (de Gourcuff, ndlr). Il y a plein de choses défavorables, peut-être aussi qu'on n'a pas eu un comportement exemplaire. Il y a beaucoup de choses à revoir et à analyser. C'est dommage, je tiens à m'excuser auprès des supporters français au nom de tous les joueurs. On est vraiment déçus du parcours catastrophique. Même quand on est en pleine possession de ses moyens il faut mettre toutes les chances de son côté dans la préparation d'un match, et là il y a eu plein d'éléments qui ont fait qu'il y a eu beaucoup de tension, des choses qui sont ressorties d'un seul coup... Ce n'était pas l'idéal pour préparer un match capital. La qualification, on ne la perd pas ce soir mais avant. C'est difficile d'analyser comme ça, c'est dur à vivre de l'intérieur. Bien sûr (on est conscient d'avoir terni l'image de l'équipe de France), on n'est pas fiers. (Le boycott de l'entraînement dimanche) est plus une réaction que la volonté de blesser les supporters et de salir le maillot. Je ne sais pas comment on va pouvoir se faire pardonner mais en tout cas c'est le sentiment du groupe."

Roselyne Bachelot (ministre français des Sports, au micro de TF1): "Même si on s'attendait à cette défaite, conclusion inévitable, on est déçus. Je rentre attristée, le coeur gros et, malgré le beau but de Malouda, ce match est un peu une catastrophe. On est un peu désespérés. On rentre à la maison, tout le monde, et nous tirerons les conclusions."

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