VALENCE Raul doit-il être titularisé pour le match éliminatoire du Mondial (groupe 7) que l'Espagne disputera, mercredi prochain, en Bosnie-Herzégovine?

Voilà la question qui alimente les débats dans les coulisses de la Seleccion.

Voilà plus d'un an que l'attaquant madrilène cherche désespérément la grande forme. Décevant lors de l' Euro du Portugal, il n'a guère convaincu lors des premiers matches de la saison avec son club. Mais ni Camacho (au Real) ni Luis Aragones (avec l'équipe nationale) n'osent visiblement asseoir le meilleur buteur du football espagnol sur le banc des remplaçants.

«Il suffira qu'il marque un nouveau but pour que les critiques se transforment en louanges», a expliqué le nouveau sélectionneur national.

Ce but, Raul l'a inscrit, vendredi dernier, sur penalty, lors du match amical (interrompu par une coupure d'électricité à la 59e minute) que l'Espagne jouait face à l'Écosse (1-1). De là à imaginer que le goleador castillan sera titularisé mercredi, à Zenica, il n'y a qu'un pas que beaucoup d'observateurs ont déjà franchi!

«C'est dommage que ce match n'ait pu aller à son terme car après un début de partie décevant, mon équipe était en train de trouver ses marques», expliquait Luis Aragones.

Durant le quart d'heure où ils évoluèrent à la pointe de l'attaque, Reyes (Arsenal), Raul (Real) et Vicente (Valence) formèrent ainsi une ligne d'attaque assez percutante.

«Je me sentais très l'aise dans ce système de jeu», a glissé l'attaquant des Gunners, curieusement absent lors de l' Euro portugais. Une chose est sûre: la nouvelle équipe d'Espagne, façonnée par Aragones (ex- coach de l'Atletico et du FC Barcelone, notamment), est attendue au tournant par la presse espagnole de plus en plus critique à l'égard d'une Seleccion qui ne cesse de décevoir dans les grandes occasions. «Si j'ai accepté ce poste, c'est pour être champion du monde», a confié, sans rire, Aragones qui a imposé des nouvelles règles de vie au sein du groupe visant à supprimer les traditionnels clans et à créer un véritable esprit d'équipe. «Ceux qui ne croient pas en ma méthode peuvent partir», a-t-il ajouté.

Nieto en espion

Luis Aragones avait envoyé l'un de ses adjoints - Teodoro Nieto - visionner le match Belgique-Lituanie. Il n'a guère été impressionné et a apprécié à sa juste valeur le résultat nul. Mais le sélectionneur sait que pour réellement rassurer les aficionados, l'Espagne se doit de ramener les trois points de Bosnie...

© Les Sports 2004