C’est sur la pelouse de Saint-Trond que le Racing Genk s’apprête à tirer ce soir un trait sur un été mouvementé. Sans cesse secoué par les mouvements du marché, le club champion a perdu des hommes et des pions (Courtois, Matoukou, Vercauteren) mais a aussi su transférer deux anciens de la maison rouche, à savoir Sarr et Benteke.

Pour le second nommé, il s’agit d’un retour aux sources. Après de longs mois d’incertitude, Christian Benteke a retrouvé la sérénité à Genk où il avait effectué ses premiers dribbles au sein de l’élite.

Ce soir, contre Saint-Trond, il sera repris et, en l’absence de Barda et d’Ogunjimi, il peut espérer recevoir du temps de jeu. D’autant qu’il a prouvé en inscrivant deux buts avec les Espoirs belges contre l’Islande et l’Azerbaïdjan que les sensations étaient bonnes.

"J’entame un nouveau départ", dit-il. "C’est un nouveau livre, que j’écris de nouveau avec mon club formateur. C’est ce qui me laisse d’ailleurs un sentiment bizarre, mais le football est souvent plein de surprises. Tout s’est décidé en deux jours. Dès que mon agent m’a parlé de l’intérêt de Genk, j’ai dit oui sans hésiter. Le Racing m’a proposé un contrat de quatre ans. Je voulais enfin retrouver une certaine stabilité. Je suis encore jeune (20 ans), mais j’ai déjà fait trop de clubs à mon goût (N dlR : Genk, Standard, Courtrai, Malines)."

Mais avant d’ouvrir ce nouveau chapitre, il a dû en refermer un, avec le Standard. Et, dans ces cas-là, l’histoire se termine rarement comme souhaité. "Je suis évidemment déçu de la manière dont cela s’est passé. Je pense avoir été toujours correct. Mais il y a certaines choses qui se sont passées Mon transfert raté à Rennes a constitué une première cassure. Même dans le football, on reste des hommes. Le minimum, c’est de dialoguer un peu. On ne m’a jamais dit pourquoi ce transfert m’avait été refusé. Quelque temps après, j’étais prêté à Malines Par la suite, dès qu’on évoquait un prêt ou un départ au Standard, mon nom était systématiquement cité."

Le même feuilleton s’était reproduit cet été encore. "Jean-François de Sart me disait que je pouvais partir, mais l’entraîneur voulait que je reste. Désormais, j’ai le sentiment de m’être lié à un club qui me fait confiance."

Quant à Mohamed Sarr, son arrivée ne s’inscrit pas dans le même récit. Entre le Standard et Genk, le Sénégalais a transité par l’Espagne sans jamais réussir à s’imposer. Désormais, c’est son expérience qu’il entend faire parler. "Beaucoup de joueurs dans ce noyau ont déjà accumulé pas mal d’expérience avec leur équipe nationale. Je suis un élément du groupe. Quand on aura besoin de moi, j’essaierai de donner le maximum, rien de plus. Quant à la Ligue des champions, c’est un bonus, mais ce n’est pas la raison pour laquelle je suis venu à Genk. Je veux remporter un titre avec cette équipe. D’après ce que j’ai déjà vu, elle a un gros potentiel."

Avec de nouvelles cordes à son arc et un nouvel archer (l’entraîneur Mario Been), c’est bel et bien le titre que Genk entendra une nouvelle fois viser.